Le gouvernement marocain a validé plusieurs réformes législatives et initiatives majeures. Un projet de loi relatif au système national intégré d’information sanitaire a été adopté, visant à digitaliser le secteur de la santé, renforcer l'interopérabilité des plateformes et sécuriser les données. Parallèlement, le Conseil de gouvernement a approuvé un décret modifiant les prix des médicaments, visant à les réduire pour améliorer l'accès des citoyens et la soutenabilité de l'Assurance maladie obligatoire. Cependant, cette réforme suscite des inquiétudes de la part des syndicats de pharmaciens concernant la viabilité des officines et la disponibilité de certains traitements. En matière sociale, le Maroc a lancé son premier programme national de lutte contre les stéréotypes basés sur le genre, avec l'appui du FNUAP, articulé autour de cinq axes stratégiques. La ville de Casablanca a également initié l'élaboration de son Plan Climat, avec le soutien de la Banque Mondiale, pour renforcer sa résilience face aux changements climatiques.
La scène politique est marquée par les préparatifs des élections législatives de 2026. Le Parti de l’Istiqlal a dévoilé une première liste de candidats, incluant quatre ministres, mais avec une représentation féminine limitée. Driss Sentissi, président du groupe parlementaire du Mouvement populaire, a démissionné de son parti et de son mandat de député, alimentant les spéculations sur un ralliement au Parti de l'Istiqlal. Le tirage au sort de la grille d'utilisation des médias publics par les partis politiques pour la campagne électorale du 23 septembre a été effectué, attribuant des temps d'antenne différenciés selon la représentation parlementaire. Des préoccupations ont été soulevées quant à la politisation des festivals estivaux, avec des élus accusés de les utiliser à des fins de campagne électorale, conduisant à des appels à l'intervention du ministère de l'Intérieur. Pour encadrer la transparence, trois nouveaux arrêtés ont été publiés, renforçant les exigences de traçabilité des ressources et des dépenses des partis politiques, suite aux observations de la Cour des comptes sur les insuffisances comptables.
Dans le domaine de la gouvernance et des services publics, l'Institution du Médiateur du Royaume a rapporté une hausse de 25,29% des recours des citoyens contre l'administration en 2025, atteignant 9.958 dossiers, ce qui témoigne d'une confiance accrue dans l'institution et de l'émergence de nouveaux contentieux sociaux. Le pouvoir judiciaire se prépare activement à l'entrée en vigueur de la loi n°58.25 relative à la procédure civile, le 24 août 2026, visant à moderniser la justice, accélérer le traitement des litiges, et renforcer les garanties des justiciables. Trente nouveaux magistrats des juridictions financières ont prêté serment, renforçant ainsi le système de contrôle des finances publiques. La région Fès-Meknès bénéficie d'un programme de 37,7 millions de dirhams pour moderniser ses infrastructures judiciaires, incluant la construction d'un centre judiciaire à Tafraout Bni Ounjel et la restauration de l'ancienne juridiction de première instance de Fès. Le secteur agricole fait face à une pénurie croissante de main-d'œuvre, incitant les exploitants à recourir à des travailleurs étrangers malgré un taux de chômage national de 13%. Un nouveau guide fiscal pour le transport a clarifié les exonérations, notamment un abattement de 50% pour les professionnels à la CPU partant à la retraite, et a précisé les conditions d'application de la TVA déductible sur les carburants.
À l'échelle internationale, le Maroc se positionne parmi les économies africaines les moins risquées pour investir, selon l’«Africa Risk Dimension Report» 2026, grâce à des fondamentaux macroéconomiques solides, un environnement juridique favorable et d'importants investissements en infrastructures. Une délégation de médias marocains en Chine a exploré une alliance médiatique stratégique avec CCTV+ pour promouvoir le «Sud global», axée sur la mutualisation des ressources et l'intégration de l'intelligence artificielle. Enfin, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a récompensé les lauréats de la 56ème édition du Prix du Maroc du Livre dans diverses catégories, allant de la poésie à la littérature amazighe.
L'ensemble de ces initiatives reflète une volonté de modernisation et d'adaptation aux défis internes et externes, tout en renforçant la position du Royaume sur la scène internationale.