La Bourse de Casablanca révèle des défis persistants en matière de liquidité, avec 35 des 77 valeurs négociables qui n'ont pas enregistré d'échanges à chaque séance au premier semestre 2026. Neuf titres ont même été échangés pendant moins de la moitié du semestre, soulignant une concentration de l'activité sur un noyau de grandes valeurs. Cette faible liquidité, bien que ne reflétant pas toujours la performance des entreprises, est liée à un flottant limité ou à la rétention des titres par les actionnaires à long terme. La présence en bourse continue d'offrir visibilité et accès potentiel au financement, mais une amélioration de la liquidité nécessiterait un élargissement du flottant, une meilleure communication financière et une animation accrue des titres.
Au niveau des entités financières marocaines, la CIH Bank s'apprête à procéder à une augmentation de capital d'environ un milliard de dirhams via deux opérations, afin de renforcer ses fonds propres et de soutenir l'accélération de son activité, en ligne avec son plan stratégique «Impulse 2030». Cette initiative vise à répondre aux exigences réglementaires de Bâle III et à financer sa transformation numérique, tout en associant ses collaborateurs par une enveloppe de 250 millions de dirhams. Parallèlement, CFG Research recommande l'achat de l'action Risma, avec un potentiel de hausse de 30,7%, grâce à des efforts d'amélioration de la rentabilité, notamment le passage au modèle de franchise avec Accor pour 21 hôtels et la cession du Sofitel Casablanca Tour Blanche pour 450 MDH, générant une plus-value de 160 MDH après impôts. Le Fonds d’équipement communal (FEC) a mis à jour son programme d’émission de certificats de dépôt pour l'exercice 2025, enregistré par l’AMMC.
Sur la scène internationale, les banques centrales ajustent leurs politiques monétaires. La Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés après une hausse en juin, dans un contexte d'inquiétude liée aux prix de l'énergie. La Banque centrale turque a également conservé son taux directeur à 37% en juillet 2026, confrontée à des risques inflationnistes élevés et à un ralentissement de la demande intérieure. En outre, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont conclu un accord sur le nucléaire civil, permettant à cette dernière d'enrichir de l'uranium et de retraiter des déchets nucléaires, sans imposer la signature du protocole additionnel de l'AIEA, à condition de normaliser ses relations avec Israël. L'impact économique des grands événements est également souligné, comme la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, qui a généré une croissance de près de 20% des dépenses transfrontalières via Visa dans les villes hôtes au Canada, au Mexique et aux États-Unis, démontrant la création d'«économies éphémères» autour de ces événements.
Ces développements financiers, tant nationaux qu'internationaux, sont le reflet des ajustements stratégiques des entreprises et des politiques monétaires face aux dynamiques économiques actuelles.