Le marché du travail marocain redéfini avec un taux de chômage strict de 9,5% au T2 2026, au milieu de performances exportatrices contrastées et une prudence accrue sur les marchés de capitaux.

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Photo : H24info

Le Maroc enregistre une refonte de la mesure de son marché du travail avec les premiers résultats de la nouvelle Enquête sur la Main-d’œuvre (EMO 2026) du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Le taux de chômage strict s'est établi à 9,5% au deuxième trimestre 2026, marquant un recul par rapport aux 10,8% du trimestre précédent. Cette nouvelle méthodologie, conforme aux normes de l'Organisation Internationale du Travail, a permis la création de près de 279 000 emplois, portant le nombre de personnes pourvues d'un emploi rémunéré à 10,643 millions. La main-d'œuvre totale s'élève à 11,764 millions de personnes, avec un taux de participation de 42,2% au niveau national. Cependant, des disparités persistent, les femmes affichant un taux de chômage de 14,8% contre 8,1% pour les hommes, et les jeunes de 15 à 24 ans restant la catégorie la plus touchée avec 27,2%. La région de Dakhla-Oued Eddahab se distingue par le taux de participation le plus élevé (59,2%), tandis que Drâa-Tafilalet enregistre le plus bas (30,5%).

Les performances économiques du premier semestre 2026 montrent des dynamiques contrastées. Les exportations marocaines de biens ont progressé de 9,7% pour atteindre 260,397 milliards de dirhams. Le secteur automobile demeure un moteur clé, avec une hausse de 17,4% à 93,655 MMDH, grâce notamment à la construction (+26,7%) et au câblage (+13,9%), représentant plus du tiers des exportations totales. L'aéronautique a également affiché une croissance notable de 19,3%. Les exportations minières, en particulier le minerai de cuivre, ont bondi de plus de 100%. Cependant, des secteurs traditionnels comme le textile et cuir (-6,5%) et les phosphates et dérivés (-2,3%) ont enregistré des reculs. Le rapport entre l'investissement et l'emploi soulève des questions, avec l'objectif financier de la nouvelle Charte de l'investissement (550 MMDH) presque atteint à mi-parcours (377 MMDH approuvés), mais seulement un tiers des emplois visés (167 000 sur 500 000) concrétisé, indiquant un rendement du capital en matière d'emploi inférieur aux attentes.

Sur le front des marchés financiers, les levées de capitaux ont totalisé plus de 55,04 milliards de dirhams à fin juin 2026, principalement via les titres de créances négociables (39,29 MMDH) et les émissions obligataires (14,35 MMDH). Malgré cette activité, le marché boursier a affiché une certaine prudence, avec le MASI en baisse de 3,34% au premier semestre. Les investisseurs ont privilégié les produits jugés sûrs, les fonds monétaires et obligataires à court terme ayant progressé respectivement de 18,22% et 17,19%, tandis que les fonds en actions ont reculé de 3,46%. Le marché monétaire a maintenu des taux alignés sur le taux directeur (2,25%), avec une augmentation des injections de Bank Al-Maghrib à 53,9 MMDH et un déficit de liquidité bancaire de 127,3 MMDH à fin juin 2026.

En matière de régulation et d'environnement des affaires, le Maroc a mis en place de nouvelles dispositions exigeant des plateformes étrangères non résidentes (Netflix, Google, Meta, Airbnb) de collecter et de reverser la TVA (taux de 20%) pour leurs services dématérialisés aux clients marocains non assujettis, une mesure effective depuis le 11 juin 2026. L'Institut marocain des administrateurs (IMA) a plaidé pour un cadre de taxonomie verte adapté aux PME, avec un dispositif proportionné et un meilleur accès aux données climatiques. Sur le plan des performances d'entreprise, Mutandis a vu son chiffre d'affaires consolidé progresser de 7% à 962 millions de dirhams au premier semestre, portée par les activités d'hygiène, de boissons et de produits de la mer. Par ailleurs, le port de Tanger a enregistré une hausse significative de 92% des débarquements de pêche côtière et artisanale, atteignant 4 594 tonnes au premier semestre 2026, avec une valeur marchande en augmentation de 13%.

Au niveau international, le marché pétrolier a connu une volatilité importante, avec une chute des cours du Brent et du WTI après l'annonce par les États-Unis de la suspension des frappes contre l'Iran et la perspective de négociations. L'OPEP+ a augmenté ses quotas de production pour septembre, mais les tensions géopolitiques dans le détroit d'Ormuz continuent d'affecter l'approvisionnement réel. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à une réponse européenne commune pour renforcer les frontières, suite à la crise migratoire de Sebta, soulignant la responsabilité partagée de la protection des frontières extérieures. Enfin, l'Égypte a lancé la commercialisation du Nissan Magnite assemblé localement, dans le cadre de sa vision pour devenir un pôle régional de production automobile, et le dollar a repris l'avantage face à l'euro, soutenu par la perspective de taux d'intérêt élevés aux États-Unis.

L'économie marocaine affiche une croissance soutenue dans plusieurs secteurs clés et une adaptation réglementaire, tout en faisant face à la nécessité de traduire l'investissement en création d'emplois durables et de gérer la volatilité des marchés mondiaux.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 44 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (44)