L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) a annoncé une augmentation de 188.000 barils par jour de ses quotas de production pour septembre. Cette décision prolonge le cycle de réinjection sur le marché après des réductions massives en 2022-2023. Cependant, la production réelle reste contrainte par la guerre au Moyen-Orient, notamment la paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran, et les attaques sur les infrastructures russes. Au Maroc, cela se traduit par une nouvelle hausse d'un dirham par litre pour le gasoil et l'essence super dès le 2 août, portant les prix à environ 14,30 dirhams pour le gasoil et 15,24 dirhams pour l'essence, une tendance liée aux fluctuations des cours internationaux du pétrole et des produits raffinés.
Les tensions au Moyen-Orient persistent, avec Donald Trump suspendant des frappes massives contre l'Iran, conditionnées à un accord rapide sur le détroit d'Ormuz. L'Iran, qui a verrouillé ce détroit vital depuis juillet, prétend être proche d'un accord avec Oman sur les routes maritimes, tout en attribuant sa fermeture aux "mesures hostiles" de Washington. Le conflit, initié le 28 février, a causé des milliers de morts et s'est étendu, avec des incidents en mer Rouge impliquant les rebelles yéménites houthis et une attaque de drone en Égypte. Des médiations sont en cours, notamment par le Qatar et le Pakistan, pour tenter de rétablir un cessez-le-feu durable.
Le Maroc opère une transformation économique majeure axée sur le numérique et l'intelligence artificielle (IA) via les stratégies "Digital Morocco 2030" et "AI Made in Morocco 2030". Le pays, qui a affiché 4,9% de croissance en 2025 et une faible inflation, vise à combler un déficit de productivité lié à une numérisation incomplète des entreprises. Les investissements publics dans le digital ont fortement augmenté, de 11 millions de dirhams en 2021 à plus de 1,7 milliard en 2024. Des infrastructures comme la région Oracle Cloud à Casablanca (2026) et des centres de R&D renforcent la souveraineté numérique. La stratégie IA vise des solutions locales adaptées aux langues nationales, avec un accent fort sur la formation du capital humain en data, cloud et cybersécurité.
Plusieurs secteurs clés illustrent la dynamique marocaine et sa "sovereignty d'insertion". Le crédit bancaire au secteur non financier a crû de 9,9% en juin 2026, et le ratio des créances en souffrance a diminué à 8%. Les exportations automobiles ont atteint 93,65 milliards de dirhams à fin juin 2026 (+17,4%), et l'aéronautique +19,3%. Le Maroc développe son industrie de véhicules électriques, visant 80% d'intégration locale et un million d'unités d'ici 2030, soutenu par des projets comme Gotion High-Tech à Kénitra (1,3 milliard de dollars) et les ressources en phosphates et cobalt. La rocade nord-est d'Agadir, un investissement de 650 millions de dirhams, est avancée à plus de 30%. Le marché financier a connu une année 2025 performante, avec l'indice de la Bourse de Casablanca en hausse de 27,6% et les placements des ménages en fonds augmentant de 40%. L'Office des changes audite 37 exportateurs pour des avoirs non rapatriés, estimés à 45 millions de dirhams.
Sur le front international, le Canada a réaffirmé son désir d'approfondir le partenariat avec le Maroc, couvrant le commerce, l'investissement, la sécurité et le développement durable, et reconnaissant le plan d'autonomie pour le Sahara comme "sérieux et crédible". Le Maroc est considéré comme un partenaire clé dans la stratégie africaine du Canada, et la coopération sécuritaire et judiciaire est active via des conventions multilatérales. En matière de migration, le ministère marocain de l'Intérieur a attribué la récente vague d'immigration irrégulière vers Sebta et Melilla (environ 40.000 tentatives à Sebta) à la désinformation et aux trafiquants. Les autorités ont maîtrisé la situation, malgré des décès, et réaffirment une gestion migratoire basée sur la responsabilité partagée.