La Bourse de Casablanca dynamisée par Marsa Maroc et l'anticipation de nouveaux catalyseurs.

Dix ans après son introduction à la Bourse de Casablanca en juillet 2016 au prix de 65 dirhams par action, le titre Marsa Maroc s'échange aujourd'hui autour de 870 dirhams, représentant une multiplication par plus de treize de sa valeur initiale. Cette performance exceptionnelle, qui affiche un rendement annuel moyen d'environ 12,1% sur dix ans (dividendes réinvestis), a propulsé Marsa Maroc au rang de quatrième capitalisation de la Bourse de Casablanca et de troisième pondération de l'indice MASI, avec une capitalisation boursière de 63 milliards de dirhams. Cette croissance est sous-tendue par une amélioration des performances opérationnelles et financières. Entre 2015 et 2025, le chiffre d'affaires consolidé est passé de 2,1 milliards à 5,8 milliards de dirhams et le résultat net part du Groupe a atteint 1,589 milliard de dirhams en 2025, soit une hausse de plus de 86% en deux ans entre 2023 et 2025. La stratégie «Marsa 2030» vise à porter le chiffre d'affaires à 10 milliards de dirhams, avec un programme d'investissement de près de 21 milliards de dirhams sur 2025-2030.

La Bourse de Casablanca, après trois années de croissance, traverse une période de consolidation en 2026. Les analystes d'African Financial Investment (AFI) identifient plusieurs catalyseurs potentiels pour raviver la dynamique du MASI d'ici la fin de l'année. Une détente graduelle des taux d'intérêt, conjuguée à une normalisation du choc géopolitique au Moyen-Orient et des prix du pétrole, est attendue. Les taux obligataires devraient se stabiliser autour de nouveaux niveaux, avec une inflation projetée à environ 1%, laissant à Bank Al-Maghrib une marge de manœuvre pour une politique monétaire accommodante, ce qui pourrait favoriser un arbitrage vers les actions, notamment dans les secteurs bancaire, du BTP, des matériaux de construction et des télécoms. Le MASI 20 a d'ailleurs bouclé la semaine du 20 au 24 juillet dans le vert, avec une hausse de 0,75% à 1 317,55 points et une progression de 0,29% sur la semaine, avec un volume d'échanges de 102 millions de dirhams sur le marché central. Le dollar, quant à lui, s’est apprécié de 0,4% face au dirham durant la semaine, passant de 9,33 à 9,36.

Des facteurs domestiques sont également cruciaux, incluant la poursuite des investissements structurants et des grands projets d'infrastructures. Les réformes du marché des capitaux, avec la mise en service du marché à terme début avril 2026 et les préparatifs pour le lancement d'ETF dans le cadre de la nouvelle loi OPCVM, visent à améliorer son attractivité et sa liquidité. La perspective de nouvelles introductions en bourse et d'opérations de fusions-acquisitions, ainsi qu'un possible retour du Maroc dans un indice émergent de type MSCI à moyen terme, sont considérées comme des catalyseurs structurels. En parallèle, Fitch Ratings a confirmé en juin 2026 la notation nationale de qualité de la gestion d'investissement de BMCE Capital Gestion à « Excellent(mar) » avec une perspective stable. Cette distinction repose sur un processus d'investissement discipliné, des ressources fortement intégrées et automatisées, une gestion des risques robuste, et le soutien stratégique de Bank of Africa.

Dans le contexte des échanges extérieurs, le déficit commercial du Maroc a atteint près de 200 milliards de dirhams au premier semestre 2026, dû à une croissance des importations (+15,3% à 458,77 MMDH) supérieure à celle des exportations (+9,7% à 260,39 MMDH), réduisant le taux de couverture à 56,8%. Les exportations automobiles et aéronautiques ont toutefois progressé de 17,4% et 19,3% respectivement. Par contre, l'excédent de la balance des services s'est accru de 16,8% à 80,03 MMDH, soutenu par la hausse des recettes de voyages (+15,9% à 64,89 MMDH) et les transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE) qui ont augmenté de 9,9% pour atteindre 61,48 MMDH. Les investissements directs étrangers (IDE) ont également vu leur flux net augmenter de 31,5% à 26,16 MMDH, tandis que les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) se sont établis à 5,71 MMDH.

Les perspectives de la Bourse de Casablanca restent attentives aux facteurs macroéconomiques et aux réformes structurelles, tandis que la gestion d'actifs nationale et les flux de capitaux continuent de montrer des signes de résilience.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 8 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (8)