Le Nouveau Modèle de Développement face au défi des retombées tangibles.

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Photo : H24info

Cinq ans après son lancement en 2021, le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a mobilisé plus de 380 milliards de dirhams d’investissements publics, mais le Centre de performance économique et sociale (CPES) observe que ses retombées sur la croissance, l’emploi et la productivité tardent à se concrétiser. Le rapport souligne une croissance économique irrégulière, fortement dépendante des performances agricoles, et une progression lente de la productivité. Le chômage, notamment chez les jeunes diplômés, demeure un défi majeur, et les disparités territoriales persistent. Le CPES estime que le Maroc doit désormais améliorer l'efficacité de la dépense publique et transformer les investissements en croissance durable, en mettant l'accent sur la qualité du capital humain, la productivité des entreprises, la gouvernance publique et la réduction des inégalités.

Dans le domaine de la performance des entreprises, Sothema a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 1,79 milliard de dirhams au premier semestre 2026, soit une progression de 16% par rapport à la même période de 2025. Cette croissance est attribuée à la dynamique des activités historiques, à la contribution de sa filiale sénégalaise et à l'intégration de Soludia. Parallèlement, l'activité Takaful a vu ses primes grimper de 49,5% en 2025 pour atteindre 141,9 millions de dirhams, avec la catégorie Takaful famille représentant 90,2% de ce total. Les exportations agroalimentaires ont également progressé, atteignant 86,2 milliards de dirhams en 2025, une hausse de 38% depuis 2020, se positionnant comme la troisième source de devises du Royaume. Cependant, les exportations d'agrumes et de produits maraîchers ont connu une baisse de 12% en raison d'événements climatiques extrêmes durant la campagne 2025-2026.

Le marché marocain de la dette a poursuivi sa progression, avec un encours global de 1 143 milliards de dirhams à fin avril 2026, en hausse de près de 11 milliards de dirhams en quatre mois. Les Bons du Trésor représentent 70,4% de ce marché, avec un encours de 805,69 milliards de dirhams. Les émissions obligataires se sont concentrées sur le long terme, atteignant 6,5 milliards de dirhams sur la même période. Concernant la fiscalité des entreprises, le Maroc applique un taux statutaire de 35% sur l'impôt sur les sociétés (IS) en 2026, se plaçant parmi les pays où l'IS pèse le plus, avec des recettes représentant près de 5% du PIB, selon l’OCDE. Cette politique contraste avec la tendance mondiale à la baisse des taux. Sur le plan de la santé financière des entreprises non financières, le Rapport sur la stabilité financière 2025 de Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC indique un recours accru au crédit (encours de 657 milliards de dirhams à fin 2025), mais aussi une amélioration progressive de la structure de leur dette et une réduction des délais de paiement moyens, bien que le taux de créances en souffrance reste à 11,2%.

Le secteur financier fait l'objet d'un double message royal qui appelle à la mobilisation des ressources nationales et à un accompagnement plus efficace de l’investissement productif. Le Roi Mohammed VI a souligné la nécessité d’élargir le financement bancaire et non bancaire aux PME, à l’innovation, à l’industrialisation et à l’exportation, tout en mobilisant davantage l'épargne institutionnelle vers les marchés financiers. Par ailleurs, le Maroc accélère sa stratégie d’industrie verte pour la décarbonation de son appareil productif, avec des programmes de soutien aux PME, le verdissement des zones industrielles, la promotion de l’économie circulaire et le développement de filières d'avenir comme l'hydrogène vert. Enfin, le ministère de l’Industrie et du Commerce a clôturé son enquête antidumping sur les importations de fils galvanisés, confirmant des pratiques de dumping et ouvrant la voie à l'instauration de droits antidumping définitifs pour une durée de cinq ans, avec des marges de dumping allant de 18,44% à 52,71% pour les producteurs-exportateurs concernés. Les États-Unis ont, quant à eux, réitéré leur soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara et ont encouragé le développement économique et social avec le Maroc dans cette région. Le Maroc des vingt-sept dernières années est décrit comme une plateforme industrielle et logistique majeure, mais l’économiste Mohamed Boiti note un écart persistant entre les performances mesurées et le vécu quotidien des citoyens, soulignant le défi de transformer la croissance en emplois et en valeur locale largement répartie.

Les défis majeurs pour l'économie marocaine résident dans la traduction des investissements en gains tangibles pour les citoyens, la diversification des sources de financement pour les entreprises et la poursuite de l'intégration dans une économie mondiale décarbonée et compétitive.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 12 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (12)