Le système financier marocain fait preuve de résilience en 2025 malgré les défis de la dette et des retraites.

Le système financier marocain a maintenu sa résilience en 2025, comme l'indique le rapport annuel sur la stabilité financière, conjointement publié par Bank Al-Maghrib (BAM), l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Cette stabilité est portée par une croissance économique nationale de 4,9% et une inflation maîtrisée à 0,8%. Cependant, le rapport met en lumière des points de vigilance, notamment l'accélération de l'endettement des ménages et des entreprises, ainsi que les déséquilibres structurels persistants dans les principaux régimes de retraite. Les autorités estiment que les risques systémiques sont maîtrisés, les stress tests ayant confirmé la solidité des banques et des assureurs, et le coussin de fonds propres contracyclique (CCyB) étant maintenu à 0%.

Le secteur bancaire marocain a renforcé sa solidité en 2025, avec les crédits à la clientèle progressant de 6,9% et les dépôts de 7,7%. Le résultat net des banques sur base sociale a augmenté de 22,7% pour atteindre 19,4 MMDH, grâce à un produit net bancaire de 74 MMDH et une baisse de 25,1% du coût du risque. Les ratios prudentiels sont largement supérieurs aux exigences réglementaires, avec un ratio moyen de solvabilité de 16,1%. Attijariwafa bank a clôturé le premier semestre 2026 avec un résultat net part du groupe (RNPG) de 5,9 MMDH, en hausse de 1,1%, porté par une progression de 4% du produit net bancaire consolidé. Crédit du Maroc a également affiché un RNPG de 532 MDH pour le premier semestre 2026, en progression de 19,4%, soutenu par une croissance de 7,1% des crédits, dont 12,7% aux entreprises. La banque a finalisé avec succès une augmentation de capital de 699 MDH, sursouscrite 1,27 fois. Les trois banques d'importance systémique dominent le paysage bancaire, détenant 59,9% des actifs totaux du secteur. Par ailleurs, Attawfiq Microfinance, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire, a obtenu la certification internationale MSI 20000, saluant sa solidité financière et sa gouvernance responsable.

Les marchés de capitaux ont également connu une dynamique positive en 2025. L'indice MASI de la Bourse de Casablanca a bondi de 27,6%, atteignant 18.846 points, et les levées de capitaux en actions ont augmenté de 65% pour s'établir à 10,37 MMDH, incluant trois introductions en bourse (Vicenne, Cash Plus et SGTM) pour un montant global de 6 MMDH. Les sociétés de Bourse ont vu leurs bénéfices s'envoler de 158% en 2025, atteignant 394 MDH. L'actif net sous gestion des OPCVM a dépassé 847,78 MMDH au 17 juillet 2016, avec une hausse hebdomadaire de 0,49%. La réforme du cadre juridique des OPCVM progresse, et l'introduction des premiers OPCVM indiciels cotés (ETF) est espérée avant fin 2026 ou début 2027. Du côté des entreprises cotées, Afric Industries a enregistré une hausse de 5% de ses ventes au premier semestre 2026, tandis que Cartier Saada a obtenu le feu vert pour une augmentation de capital de 80 MDH. Immorente Invest propose une distribution exceptionnelle de 18 MDH à ses actionnaires. Cependant, la Bourse de Casablanca a vu son indice MASI reculer de 0,42% le 28 juillet 2026.

Malgré ces performances, l'endettement des ménages a atteint 456 MMDH en 2025, marquant sa plus forte progression depuis 2012 (+6,9%), sous l'effet des crédits à l'habitat et à la consommation. Le taux de défaut est demeuré élevé à 10,3%, et la part des ménages consacrant plus de 40% de leurs revenus au remboursement de leurs crédits a continué d'augmenter, atteignant 38%. Pour les entreprises non financières, l'encours des emprunts bancaires a progressé à 657 MMDH, avec un taux de défaut de 11,2%. Les délais de paiement interentreprises se sont améliorés. En ce qui concerne les retraites, les augmentations salariales de 2024 ont apporté une amélioration temporaire des indicateurs financiers de certains régimes, mais les déséquilibres structurels persistent. Le régime des pensions civiles (CMR-RPC) a un horizon de viabilité estimé entre 5 et 6 ans, et la branche long terme de la CNSS à 10 ans. Seul le régime général du RCAR présente un horizon plus confortable de 29 ans, tandis que la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) maintient une trajectoire excédentaire. Les réserves cumulées des régimes de retraite ont atteint 340,8 MMDH à fin 2025.

Dans un contexte global, le dollar américain s'est renforcé sur les marchés de change la semaine du 17 au 24 juillet 2026, entraînant une dépréciation du dirham face au billet vert mais une légère appréciation vis-à-vis de l'euro. Les marchés européens s'attendent à une ouverture en baisse, impactés par des inquiétudes liées à l'intelligence artificielle et de nombreux résultats d'entreprises. Une analyse des investissements locatifs à Casablanca et Rabat souligne l'importance de considérer non seulement le rendement brut, mais aussi les charges, la vacance, les frais d'acquisition et la stabilité des revenus. Enfin, le Groupe Auto Hall est devenu le distributeur exclusif d'iCAUR au Maroc, marquant son entrée sur le segment des véhicules premium électrifiés.

Le système financier marocain démontre une résilience et une croissance notables, mais reste confronté à la nécessité de réformes structurelles pour les retraites et une vigilance accrue face à l'endettement croissant des ménages.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 15 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (15)