Le secteur bancaire marocain affiche une solide rentabilité en 2025, avec des défis à relever pour les créances en souffrance.

Le secteur bancaire marocain affiche une solide rentabilité en 2025, avec des défis à relever pour les créances en souffrance.
Photo : BourseNews

Le secteur bancaire marocain a démontré une résilience et une forte progression en 2025, selon le 22ème rapport annuel de Bank Al-Maghrib (BAM) sur la supervision bancaire, présenté ce mardi 21 juillet 2026. Le résultat net agrégé des banques conventionnelles a augmenté de 22,2%, atteignant 19,2 milliards de dirhams (MMDH), tandis que le coût du risque a reculé de 25,1%, s'établissant à 9,8 MMDH. Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 8,7% pour s'établir à 73,9 MMDH sur base sociale. Les banques participatives ont également confirmé leur rentabilité, leur résultat net ayant plus que doublé, passant de 97 millions à 199 millions de dirhams. L'encours des crédits accordés par les banques à la clientèle a enregistré une hausse de 6,5% pour atteindre 1 238 MMDH, tiré notamment par les crédits à l'équipement (+23%). Les dépôts collectés auprès de la clientèle ont quant à eux progressé de 7,6%, dépassant les 1 370 MMDH.

Malgré ces performances, les créances en souffrance ont continué d'augmenter, atteignant 102,3 MMDH à fin 2025, soit une hausse de 5%. Toutefois, leur poids dans le portefeuille global a légèrement diminué, passant de 8,4% à 8,3%. Le taux de provisionnement s'est maintenu à 68%. Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a renouvelé son appel à la prudence en matière de distribution des dividendes pour l'exercice 2025, afin de conforter la résilience du secteur. Pour adresser la problématique des créances en souffrance, un projet de loi visant la création d'un marché secondaire pour leur cession directe a été transmis au Secrétariat Général du Gouvernement. Ce projet vise à lever les obstacles à leur transférabilité, notamment en garantissant le transfert automatique des garanties associées. Des travaux sont également en cours avec la Direction générale des impôts sur la fiscalité et avec le ministère de la Justice pour des procédures de recouvrement plus efficaces. En parallèle, le cadre prudentiel a été renforcé avec l'adoption d'une circulaire sur la classification et la couverture des créances par les provisions.

En termes de solidité et de liquidité, les ratios prudentiels du secteur bancaire sont restés supérieurs aux minimaux réglementaires. Le ratio moyen de solvabilité s'est établi à 16,1% (minimum réglementaire de 12%), et le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 à 13,5% (minimum de 9%). Le coefficient moyen de liquidité à court terme a atteint 172% pour un minimum réglementaire de 100%. L'année 2025 a également été marquée par la poursuite de la transformation du réseau bancaire, avec une diminution de 151 agences pour un total de 5 541, tandis que le parc de guichets automatiques bancaires a augmenté de 201 unités pour atteindre 8 298. Le réseau des établissements de paiement a également connu une expansion, ajoutant 2 116 agents pour un total de 34 337 points.

L'inclusion financière a progressé, le nombre de comptes bancaires atteignant 39,8 millions, en hausse de 1,6 million, et le taux de détention de comptes bancaires par la population adulte passant de 58% à 62%. Les comptes de paiement ont également connu une forte augmentation, avec 16,3 millions de comptes. En ce qui concerne la protection de la clientèle, Bank Al-Maghrib a reçu 3 591 réclamations en 2025, soit une augmentation de 56,3% par rapport à l'année précédente. Les principales plaintes concernent le fonctionnement des comptes et les moyens de paiement. La Banque centrale a également conduit des missions de « Mystery Shopping » dans environ 500 agences pour évaluer la qualité du service. Dans le cadre de ses activités de supervision, BAM a prononcé 15 sanctions (7 disciplinaires, 8 pécuniaires) suite à des manquements détectés. Des efforts se poursuivent pour le développement de l'Open Banking, l'encadrement de l'intelligence artificielle et le renforcement de la cyber-résilience du secteur.

Par ailleurs, la Bourse de Casablanca a ouvert en hausse mardi, son indice phare, le MASI, progressant de 0,92% à 17 701,39 points, avant de clôturer la séance sur un gain de 0,78%. L'analyse technique et quantitative du MASI a révélé quatre scénarios possibles pour le prochain mois, encadrant les risques. Sur le plan international, les marchés boursiers européens ont montré des signes de faiblesse en raison des tensions au Moyen-Orient et de la hausse des prix du pétrole, tandis que Wall Street a rebondi avant les résultats des géants technologiques. Le marché mondial des équipements de semi-conducteurs est attendu à un record de 229,5 milliards de dollars en 2028, stimulé par l'IA et les mémoires avancées. Enfin, le Groupe LabelVie a enregistré une progression de son chiffre d'affaires Grande Distribution de 16,4% au premier trimestre 2026 et maintient ses ambitions pour 2028. Maroc Telecom a également affiché une croissance de 5,4% de son chiffre d'affaires au premier semestre 2026, avec un résultat net part du Groupe de 2,5 milliards de dirhams. Ces entreprises prévoient de maintenir leurs perspectives pour l'année 2026.

Le secteur financier marocain a connu une année 2025 de croissance et de renforcement de sa solidité, tout en poursuivant ses efforts de modernisation et de régulation, notamment face aux défis des créances en souffrance et à l'évolution du marché des services bancaires.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 12 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (12)