Le Maroc renforce ses structures électorales et ses partenariats stratégiques, tandis que des défis de gouvernance et de transparence sont mis en lumière.

Madrid mise sur le Maroc dans sa nouvelle stratégie de diplomatie publique
Photo : Hespress

En vue des élections législatives prévues le 23 septembre 2026, des commissions centrales, régionales et provinciales de suivi des élections ont été activées ce lundi 20 juillet, en application des Hautes Instructions du Roi Mohammed VI adressées au ministre de l'Intérieur et au président du ministère public. Ces commissions ont pour mission d'assurer l'intégrité et la sincérité du processus électoral, depuis les préparatifs jusqu'à la proclamation des résultats, en intervenant contre toute atteinte et en engageant des procédures d'enquête ou judiciaires si nécessaire. Le Secrétariat général du gouvernement (SGG) prépare par ailleurs un "Guide des procédures législatives et réglementaires" pour harmoniser l'élaboration des lois et renforcer la sécurité juridique, une démarche qui a pris près de deux ans et qui est conforme à la loi organique n° 065.13. Cependant, la profession d'avocat maintient son mouvement de protestation et la grève générale illimitée, ainsi que la suspension de l'assistance judiciaire, contre le projet de loi n° 66.23. L'Association des barreaux du Maroc dénonce une "crise de méthode" et un manque de consultation, estimant que le texte porte atteinte à l'indépendance de la profession, et ce, malgré la saisine de la Cour constitutionnelle. Au Parlement, trois députés et un conseiller ont démissionné, certains en raison de nominations à de hautes fonctions, comme à la tête de l'Autorité nationale de régulation de l'électricité, d'autres suite à des désaccords internes avec leurs partis politiques.

Sur le plan diplomatique et énergétique, le Maroc a consolidé d'importants partenariats régionaux et internationaux. Les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont signé l'Accord Intergouvernemental du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria-Maroc à Freetown. Ce projet de 6 800 km, fruit de la vision du Roi Mohammed VI et du Nigéria, est développé par l'ONHYM et la NNPC Ltd, et représente un investissement de 25 milliards de dollars pour transporter 30 milliards de m³ de gaz par an vers l'Afrique de l'Ouest et l'Europe. Les prochaines étapes incluent la création d'une société de projet à Casablanca et d'une autorité de gouvernance à Abuja. La Mauritanie devrait également rejoindre l'initiative. Le Maroc et le Portugal ont par ailleurs convenu de relancer leur projet d'interconnexion électrique, suspendu depuis 2022, avec l'objectif d'obtenir un soutien financier de l'Union européenne et de mobiliser des investisseurs privés. La ministre marocaine de la Transition énergétique, Leïla Benali, et son homologue portugaise, Maria da Graça Carvalho, ont discuté à Lisbonne de la classification du projet comme "Projet d'Intérêt Commun" (PIC) de l'UE pour garantir des financements. En Europe de l'Est, la Roumanie a réaffirmé, par un message de son Président Nicușor Dan au Roi Mohammed VI, que le Maroc est son principal partenaire dans la région. Le conseiller du Président roumain, Dacian Cioloș, a indiqué que la Roumanie considère le plan d'autonomie de 2007 comme une base "appropriée, sérieuse, crédible et réaliste" pour une solution politique au Sahara, reconnaissant qu'une "autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable".

La réception par le Roi Mohammed VI du rapport annuel de Bank Al-Maghrib pour 2025 a souligné la nécessité de mieux répartir les fruits de la croissance et de s'attaquer aux inégalités sociales et au chômage (13%). L'universitaire Mohamed Rahj a identifié l'emploi, la gestion des ressources hydriques, la compétitivité et les investissements liés à l'échéance de 2030 comme des défis majeurs pour le prochain gouvernement. Dans une démarche de diplomatie publique, l'Espagne, dans sa "Stratégie de diplomatie publique 2026-2028", a désigné le Maroc comme un partenaire clé, notamment pour son réseau scolaire à l'étranger et la co-organisation du Mondial 2030. La coopération franco-marocaine se matérialise également au niveau régional, comme à Fès, où la Consule Générale de France, Carine Foeller, a souligné des partenariats universitaires et des investissements territoriaux. Au niveau social et environnemental, le Maroc accélère sa stratégie de gestion des chiens errants après l'adoption de la loi n°19.25, mobilisant 240 millions de dirhams pour des dispensaires vétérinaires et des campagnes de stérilisation et vaccination. La ville de Fès a dévoilé sa feuille de route "Smart City", intégrant l'intelligence artificielle et l'écologie pour des solutions comme l'éclairage communicant, la mobilité optimisée et la vidéosurveillance avec 700 caméras opérationnelles d'ici août 2026. Parallèlement, le ministère de l'Éducation nationale, via la province d'Al Hoceïma, renforce son offre scolaire avec de nouvelles constructions, extensions de salles de classe et la modernisation de nombreux établissements. Le projet de sauvegarde et de mise en valeur de la baie de Cocody en Côte d'Ivoire, l'un des principaux projets de coopération Maroc-Côte d'Ivoire, a atteint un taux d'achèvement de plus de 90% pour sa première phase.

Un aspect crucial de la gouvernance numérique a été abordé avec la ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, qui a révélé qu'un projet de loi sur la cybersécurité et la résilience numérique, bien que prêt, fait face à des résistances, "dérangeant beaucoup de gens". Ce texte vise à intégrer les principes de "Security by Design" et "Privacy by Design" dès la conception des projets. Enfin, une série d'enregistrements audio, dévoilés par le collectif Atlas Hacks, a mis en lumière une campagne de désinformation orchestrée par Mehdi Hijaouy, un individu recherché pour escroquerie, et le youtubeur Hicham Jerando. L'ex-épouse de Hijaouy a catégoriquement démenti avoir porté plainte pour surveillance à Paris, désavouant publiquement les allégations de son ancien mari et de ses avocats. Les fuites ont révélé Hijaouy se vantant de crimes graves et d'opérations de renseignement fantaisistes, exposant ainsi l'imposture derrière le "lanceur d'alerte".

Le Royaume est engagé dans une modernisation institutionnelle et une politique étrangère proactive, mais doit simultanément adresser des défis internes majeurs tels que l'emploi, les inégalités et la cybersécurité, tout en combattant la désinformation.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 29 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (29)