Le Gazoduc Afrique Atlantique consolide son assise régionale, les taux bancaires affichent des baisses, et le Maroc se positionne en hub logistique et numérique.

Espagne, Madrid,
Photo : H24info

La journée économique est marquée par une avancée majeure dans la concrétisation du Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) Nigeria-Maroc. Les Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont en effet signé, à Freetown en Sierra Leone, l’Accord Intergouvernemental (IGA), actant leur adhésion à ce projet énergétique stratégique. Développé par l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.), ce gazoduc de près de 6.800 kilomètres, estimé à environ 25 milliards de dollars, reliera le Nigeria au Maroc et, à terme, au réseau gazier européen. Avec une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards pourraient être destinés au Maroc et à l’Europe, cette infrastructure ambitieuse vise à créer un marché régional intégré, à soutenir la production d’électricité et l’industrialisation du continent. Cette étape clé précède la création d'une société de projet à Casablanca et d'une autorité de gouvernance à Abuja, la mobilisation des investisseurs et la signature d’un accord distinct avec la Mauritanie. Les études techniques et environnementales sont achevées, ouvrant la voie à la phase opérationnelle avec une mise en service des premiers tronçons prévue au début de la prochaine décennie.

Sur le plan monétaire et financier, la Bank Al-Maghrib (BAM) a rapporté une atténuation du besoin de liquidité bancaire en juin 2026, s’établissant à 127,3 milliards de dirhams (MMDH) en moyenne hebdomadaire, contre 146,6 MMDH en mai. Dans ce contexte, la Banque centrale a réduit ses interventions à 152,4 MMDH. Les taux débiteurs appliqués aux crédits au secteur non financier ont reculé de 16 points de base (pbs) à 4,66% au premier trimestre 2026, avec des baisses notables pour les entreprises non financières (-18 pbs à 4,54%) et les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) (-2 pbs à 5,2%). Cependant, les taux appliqués aux particuliers ont légèrement augmenté de 5 pbs à 5,74%. Le dirham s'est apprécié de 0,4% face à l'euro entre mai et juin, mais s'est déprécié de 1% face au dollar américain. La semaine du 9 au 15 juillet 2026 a vu le dirham s'apprécier de 0,3% face au dollar américain et de 0,2% vis-à-vis de l’euro, tandis que les avoirs officiels de réserve ont atteint 495,5 MMDH au 10 juillet.

Le Maroc poursuit ses efforts en matière de développement des infrastructures et de facilitation du commerce. L’Office national des aéroports (ONDA) pourrait bénéficier d'un prêt de 100 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour sa transformation numérique, visant à améliorer l’efficacité opérationnelle et la sécurité de ses 24 aéroports. Dans le Loukkos, un investissement de 700 millions de dirhams est alloué à l'extension de l'irrigation, bénéficiant à plus de 7.000 agriculteurs, et incluant des projets d'aménagement hydro-agricole ainsi que le développement de cultures résilientes. La région de l’Oriental, quant à elle, s'apprête à un tournant économique majeur avec le port Nador West Med, qui attire déjà des investissements étrangers, notamment une entreprise chinoise de pales d'éoliennes et un projet de fabrication de pneumatiques, créant plus de 3.500 emplois. Pour stimuler l'export, la nouvelle plateforme eTrade.ma a été lancée à l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) pour dématérialiser le commerce extérieur B2B et accompagner 1.000 entreprises exportatrices, avec un objectif de 15 milliards de dirhams de chiffre d’affaires additionnel à l’export d'ici 2027.

Dans le domaine de la coopération internationale, le Symposium économique africain a mis en lumière la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) comme moteur de transformation, malgré la fragmentation économique du continent. Le Secrétaire général de la Zlecaf, Wamkele Mene, a souligné la ratification de l'accord par 50 pays et l'augmentation de 12,4% du commerce intra-africain en 2024, atteignant 220 milliards de dollars. Le ministre Ryad Mezzour a de son côté défendu les choix du Maroc en matière d'investissements massifs dans les infrastructures, d'ouverture économique et de recours à l'intelligence artificielle pour le développement de l'Afrique, citant l'exemple de la transformation de l'industrie du pneumatique. Par ailleurs, le transport maritime de marchandises entre le Maroc et l’Union européenne a enregistré une progression de 14,4% au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024, plaçant le Royaume parmi les partenaires extra-européens les plus dynamiques selon Eurostat.

Face à l'évolution de la criminalité financière, le Maroc renforce sa riposte aux cyber-escroqueries amplifiées par l’intelligence artificielle. Bank Al-Maghrib adapte son cadre prudentiel et promeut l'authentification multifactorielle, tandis qu'un Comité national de lutte contre les escroqueries financières a été créé en février 2025. La Cour des comptes a également mobilisé ses partenaires de développement à Rabat pour renforcer le contrôle des finances publiques. Enfin, l'engouement pour les bijoux en argent au Festival Timizart de Tiznit, comme l’a noté l'artisane Soumia Akhbou et le visiteur Badr Eddine El Bakri, illustre une réorientation des consommateurs face à l'envolée des prix de l'or.

Ces développements soulignent une dynamique économique marocaine axée sur l'intégration régionale, la modernisation des infrastructures, la transformation numérique et une vigilance accrue face aux défis financiers, tout en observant des ajustements significatifs sur les marchés monétaires et des biens.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 22 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (22)