L'adhésion des États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) au Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc a été formalisée par la signature de l'Accord Intergouvernemental (IGA) à Freetown, en Sierra Leone. Plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont Sering Modou Njie de la Gambie, Robert Dussey du Togo, Samuel Okudzeto Ablakwa du Ghana, et le président libérien Joseph Boakai, ont salué l'initiative du Roi Mohammed VI, soulignant son importance capitale pour l'intégration régionale, le désenclavement des États du Sahel, et la stimulation économique. Ils ont affirmé que ce projet, au-delà de sa dimension énergétique, représente un investissement transformateur qui renforcera la coopération entre les nations africaines et les reliera aux marchés européens, contribuant à l'industrialisation du continent.
En réponse à la décision de l'Espagne de régulariser les migrants en situation irrégulière, le ministère marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger a déployé un dispositif consulaire «exceptionnel et intégré». Ce plan vise à accélérer la délivrance des documents nécessaires, notamment la fiche anthropométrique, et à fluidifier l'accès aux services des consulats du Royaume en Espagne. Le ministre Nasser Bourita a détaillé que de nouvelles procédures permettent désormais aux ressortissants de déposer directement leur demande au consulat, avec un traitement coordonné entre l'ambassade, les consulats, le ministère, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la wilaya de Rabat-Salé-Kénitra, l'objectif étant de boucler le processus en une semaine. Pour faire face à l'afflux, les horaires d'ouverture des consulats ont été étendus jusqu'à 18h, le samedi a été intégré aux jours ouvrés, et des «journées portes ouvertes» le dimanche sont organisées, complétées par le déploiement d'agents temporaires. Ces mesures s'inscrivent dans les Hautes Instructions royales visant à protéger les intérêts des Marocains du monde.
Dans le cadre de la modernisation administrative et du renforcement de la sécurité juridique, la Présidence du Ministère public et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ont signé à Rabat un protocole d'accord de coopération. Cet accord, paraphé par Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, et Khalid Safir, directeur général de la CDG, vise à digitaliser les notifications réglementaires relatives aux notaires. Il organisera l'échange de données numériques concernant les cas de non-conformité relevés dans le cadre des opérations de règlement réalisées par les notaires, améliorant ainsi l'efficacité, la transparence et les mécanismes de suivi. Ce système sécurisé d'échange électronique permettra d'accélérer le traitement des notifications et de garantir une transmission immédiate des informations aux autorités compétentes, tout en assurant la protection des données.
Une déclaration de Bachir Mustapha Sayyed, dirigeant du Polisario et frère du fondateur, a provoqué un choc en affirmant que les Sahraouis des camps de Tindouf ont été victimes d’un déplacement collectif forcé et d’enlèvements massifs à partir de 1975, contredisant la thèse selon laquelle ils seraient des réfugiés. Cette révélation, faite à la télévision séparatiste, met en lumière le rôle de l'Algérie dans l'exploitation de cette situation à des fins politiques. Bachir Mustapha Sayyed, considéré comme un connaisseur des manigances du Polisario et opposant à Brahim Ghali, a exprimé sa conviction que le mirage de l’autodétermination s’est dissipé et qu'il est temps de s’orienter vers une solution politique, en vue de mettre fin à la situation des populations des camps. Cette prise de position intervient avant le prochain congrès du Polisario, où des changements sont attendus.
Enfin, les relations maroco-turques se renforcent, comme en témoigne le gouverneur d’Istanbul, Davut Gül. Il a annoncé qu'Istanbul a accueilli autant de touristes marocains au premier trimestre de cette année que durant toute l'année 2025, soulignant l'attractivité croissante de la métropole. Davut Gül a mis en avant la situation géographique, l'histoire, la sécurité et la stabilité d'Istanbul, ainsi que la simplification des procédures pour les investisseurs. Il a également noté la présence d'une communauté marocaine de 5.500 ressortissants, principalement des étudiants, et a insisté sur la longue tradition de coexistence pacifique des cultures et religions à Istanbul. Le gouverneur a exprimé sa volonté de renforcer la coopération technique entre Istanbul et les villes marocaines, à l'instar du jumelage avec Rabat, en s'appuyant sur les liens historiques et culturels entre les deux pays.