Le Maroc renforce son attractivité en matière de capitaux privés et d'investissements stratégiques.

Maroc Developpement OCDE
Photo : H24info

Le Maroc se distingue sur la scène économique internationale, ayant attiré en moyenne 1,5 milliard de dollars par an entre 2021 et 2024 en capitaux privés mobilisés par des interventions publiques de développement. Selon le Private Finance Mobilisation Report 2026 de l’OCDE, le Royaume se positionne parmi les dix principaux bénéficiaires mondiaux de ces financements. Cette performance s'inscrit dans un contexte où l'Afrique, première région bénéficiaire, a capté 30 % du total mondial, soit près de 19,7 milliards de dollars annuels sur la même période. Les mécanismes tels que les garanties, les prêts syndiqués et les investissements directs dans les entreprises sont les principaux instruments qui soutiennent cette dynamique, confirmant le statut de Rabat comme destination privilégiée pour les investisseurs dans les économies émergentes.

Le secteur industriel marocain a affiché une forte vitalité au premier semestre 2026, avec Renault Group Maroc produisant près de 200 000 véhicules et exportant environ 84 % de sa production. Le groupe a également augmenté son sourcing local à 2,5 milliards d'euros en 2025, avec un objectif de 3 milliards d'euros et 70% d'intégration locale. Le marché automobile national a vu la vente de plus de 152 000 véhicules en sept mois, en hausse de 15,7 %, avec une percée notable des marques chinoises (11,2 % de part de marché) et une forte croissance des véhicules électrifiés (+86,3 %). Dans l'industrie minière, Managem a plus que doublé son chiffre d'affaires consolidé au premier semestre 2026, atteignant 11,76 milliards de dirhams, grâce notamment aux mines de Tizert et Boto. Par ailleurs, la Royal Air Maroc a été autorisée à créer la «Moroccan Academy of Aeronautics SA» pour former plus de 550 techniciens par an, et le mégaprojet de valorisation des déchets de Médiouna à Casablanca, estimé à près de 15 milliards de dirhams, a vu la signature de ses contrats de concession.

Sur le plan des marchés financiers, l’Autorité marocaine du marché des capitaux a octroyé 8 agréments et 6 visas à des OPCVM en juillet 2026. Les levées de capitaux ont totalisé plus de 55,04 milliards de dirhams à fin juin 2026, principalement via les titres de créances négociables et les émissions obligataires. La Bourse de Casablanca a clôturé la journée en positif, le MASI progressant de 1,05% et les échanges atteignant 1,25 milliard de dirhams. En revanche, Attijari Global Research anticipe une année de transition pour les banques cotées en 2026, avec une croissance du produit net bancaire agrégé limitée à 1,1%, affectée par le ralentissement des activités de marché. Le Trésor, quant à lui, estime ses besoins prévisionnels entre 5 et 5,5 milliards de dirhams en août 2026 et a procédé à une nouvelle adjudication de bons sur trois maturités.

Concernant les indicateurs macroéconomiques, le taux de chômage a reculé à 9,5% au deuxième trimestre 2026, selon le Haut-Commissariat au Plan, une amélioration par rapport au trimestre précédent, même si le chômage des jeunes de 15 à 24 ans demeure élevé à 27,2%. Durant cette période, 279 000 emplois rémunérés supplémentaires ont été créés. Le ministère du Transport et de la Logistique a également annoncé une nouvelle tranche de soutien exceptionnel direct aux professionnels du transport routier pour la période du 16 au 31 juillet 2026. Du côté du secteur primaire, les débarquements de pêche au port de Safi ont enregistré une baisse de 37% au premier semestre 2026, tandis que la culture de la nectarine dans la province de Sefrou a connu une saison fructueuse, poussant certains agriculteurs à délaisser la pomme.

La digitalisation progresse avec le Maroc se positionnant au 2e rang africain pour le débit montant mobile (upload) avec une moyenne de 18,8 Mbps entre janvier et juillet 2026, d’après nPerf. Dans cette optique, l'expert Hachem Ben Essalah a plaidé pour la création d'un CIO national afin d'unifier la gouvernance numérique de l'État. Sur le front énergétique, la directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra, s'attend à la signature du traité final du gazoduc Maroc-Nigeria avant fin 2026, et la Russie a exprimé un intérêt pour le marché marocain du GNL et sa stratégie d'hydrogène vert.

Ces développements soulignent une dynamique économique diversifiée, orientée vers l'investissement, la digitalisation et la consolidation des infrastructures.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 48 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (48)