Le Maroc enregistre une performance remarquable dans son secteur touristique, ayant accueilli près de 9,4 millions de visiteurs aux postes frontières à fin juin 2026, soit une progression de 6% par rapport à l'année précédente. Cette dynamique est portée par une croissance notable des marchés émetteurs, notamment la France (+9%), l’Allemagne (+14%), la Belgique (+9%), les Pays-Bas (+10%), l’Italie (+6%), la Pologne (+32%), le Royaume-Uni (+4%) et les États-Unis (+9%). Les recettes voyages ont atteint près de 53,8 milliards de dirhams à fin mai 2026, en hausse de 14,6% par rapport à la même période de 2025. Les nuitées dans les établissements d'hébergement classés ont augmenté de 9% à fin mai 2026, avec des destinations comme Ouarzazate (+24%), Rabat (+18%), Agadir (+13%), Casablanca (+12%) et Marrakech (+10%) affichant des performances solides, ce qui confirme la résilience et le rôle moteur du tourisme dans l’économie nationale.
Sur le plan des finances publiques, le déficit budgétaire a reculé de 22,3% au premier semestre 2026, s'établissant à 24 milliards de dirhams contre 30,8 milliards de dirhams un an auparavant, selon le ministère de l'Économie et des Finances. Cette amélioration est attribuée à une progression des recettes de 15,4%, atteignant 225,2 milliards de dirhams, tandis que les dépenses globales ont augmenté de 10,2%. Les recettes fiscales ont progressé de 11,8%, tirées par l'impôt sur les sociétés (+26,2%) et les taxes intérieures de consommation (+6,5%). Les dépenses d'investissement ont également connu une hausse de 20,2%, s'élevant à 59,8 milliards de dirhams. Parallèlement, l’Office des Changes a intensifié ses contrôles sur pièces, examinant 2.521 dossiers représentant plus de 72,3 milliards de dirhams de transactions en 2025, ce qui a conduit à la transmission de 172 dossiers pour infractions à la réglementation des changes.
Le Maroc met également en œuvre des programmes structurants pour le développement. Le Programme d’Appui à l’Agriculture Solidaire Inclusive des Femmes et des Jeunes (PAASIFEJ), doté d'un budget global de 216,3 millions d'euros sur la période 2025-2030, dont 46% est financé par la Banque africaine de développement, vise à promouvoir l'agriculture solidaire, l'inclusion des femmes et des jeunes, la création d'emplois et le renforcement de la résilience face aux changements climatiques dans sept régions. Dans la région des Doukkala, l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) a vu ses superficies équipées en irrigation localisée à titre individuel dépasser les 71.000 hectares, atteignant 97% de l'objectif 2030, sous l'impulsion du ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, et l'installation de Mohamed El Yacoubi comme nouveau directeur de l'ORMVA des Doukkala.
Par ailleurs, la production nationale d’énergie électrique a connu une légère hausse de 0,4% à fin mai 2026, tandis que la consommation s’est appréciée de 8,7%. Les échanges avec l’extérieur ont vu les importations croître de 43%, et les exportations diminuer de 40,8%. Sur le marché des changes, le dirham s'est apprécié de 0,13% face au dollar, atteignant 9,33 entre le 13 et le 17 juillet 2026, mais s'est déprécié de 0,4% face à l'euro et de 0,5% face au dollar entre le 16 et le 22 juillet. La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 20 au 24 juillet dans le vert, avec une progression de 0,93% de son indice MASI, atteignant 17.743,11 points.
Une étude inédite sur la psychologie du contribuable marocain, menée par Mohamed El Mir et Khalid Bouzelmat, révèle que si le principe de l’impôt est reconnu comme essentiel (27,27% des réactions), un sentiment d’injustice fiscale persiste (25,64% des réponses), ainsi qu'une défiance envers les mécanismes administratifs. En parallèle, des voix s'élèvent pour renforcer l'écosystème d'innovation, avec Abderrahim Lachgar, entrepreneur en biotechnologies, plaidant pour un cadre réglementaire plus agile et des instruments publics d'investissement pour soutenir les startups marocaines.