Dynamiques financières marocaines et contexte international divergent.

Dynamiques financières marocaines et contexte international divergent.
Photo : BourseNews

La scène financière marocaine a affiché des signaux variés ce 24 juillet 2026. Le Groupe Auto Hall a annoncé un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 25,7% pour le premier semestre 2026, atteignant 3 365 millions de dirhams. Cette performance est soutenue par une croissance du marché automobile national de 17,6% et une augmentation de 25,8% des ventes de véhicules neufs du Groupe, avec une part de marché qui s'établit à 9,9% contre 9,2% un an auparavant. L'entreprise prévoit de poursuivre sa transformation en se focalisant sur l'excellence opérationnelle, l'expérience client et l'amélioration de la rentabilité. La Bourse de Casablanca a également clôturé la journée en hausse, l'indice MASI progressant de 0,43% pour atteindre 17 743,11 points, effaçant ainsi ses pertes hebdomadaires et affichant une hausse de 1,12% sur la semaine. Les transactions sur le marché cash ont totalisé 164 millions de dirhams, avec Marsa Maroc, Maroc Telecom et Holmarcom en tête des volumes échangés. Ces résultats positifs indiquent une bonne santé des entreprises et un regain d'intérêt pour le marché boursier national.

Dans un contexte macroéconomique plus large, le dernier rapport de la Banque Mondiale pour l'été 2026, intitulé "L’économie marocaine à l’ère du numérique : De la Connectivité à la Productivité", confirme une croissance robuste du PIB réel, estimée à 4,9% en 2025, la meilleure performance en dix ans. Cette croissance est attribuée à une forte hausse des investissements publics liés aux préparatifs de la Coupe du monde de football 2030 et à une reprise du secteur agricole. La croissance devrait rester solide à 4,2% en 2026. L'inflation a chuté à 0,8% en 2025 et le déficit public s'est réduit à 3,5% du PIB, ce qui a conduit Standard & Poor’s à relever la note souveraine du Maroc en catégorie "Investissement Grade". Le rapport souligne également l'importance de la transformation numérique pour la productivité des entreprises marocaines. Concernant les placements, les actifs nets des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) s'élevaient à 847,78 milliards de dirhams au 17 juillet. Les OPCVM Obligations Moyen et Long Terme (OMLT) dominent avec 363,33 milliards de dirhams, suivis par les OPCVM Monétaires à 142,58 milliards de dirhams, tandis que les OPCVM Actions ont légèrement reculé à 73,77 milliards de dirhams.

Sur le plan international, la prudence a prévalu sur les marchés européens, qui ont ouvert en hausse modérée. Le CAC 40 à Paris a gagné 0,06%, le Dax à Francfort a progressé de 0,44%, tandis que le FTSE 100 à Londres a reculé de 0,02%. La Banque Centrale Européenne (BCE) a maintenu son taux d'intérêt de référence inchangé à 2,25%, mais a laissé entrevoir une possible augmentation en septembre, dans un contexte de préoccupations persistantes concernant l'inflation. Les prix du pétrole ont également reculé, repassant sous les 100 dollars le baril. Une préoccupation majeure pour le Maroc réside dans l'annonce par l'administration Trump de l'examen d'une surtaxe de 12,5% sur certaines exportations marocaines vers les États-Unis. Cette mesure est envisagée en raison de l'absence alléguée d'un mécanisme douanier spécifique au Maroc pour identifier et bloquer les marchandises potentiellement issues du travail forcé, ce qui pourrait éroder l'avantage tarifaire du Maroc dans le cadre de l'Accord de libre-échange avec les États-Unis. En 2025, les importations américaines de biens marocains s'élevaient à 1,9 milliard de dollars.

Entre croissance interne solide et vigilance face aux défis externes, le secteur financier marocain et ses acteurs s'adaptent à des marchés en constante évolution.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 7 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (7)