La voie express reliant Tiznit à Dakhla a été officiellement rebaptisée « Donald Trump Highway », un geste pour lequel l'ancien président américain a exprimé sa gratitude envers le Roi Mohammed VI sur son réseau social Truth Social. Ce projet d'une longueur de 1 055 kilomètres, avec un investissement de 9 à 10 milliards de dirhams, a vu son dernier tronçon ouvrir le 10 janvier 2025. Il est un symbole de l'amitié maroco-américaine, la plus ancienne relation diplomatique ininterrompue des États-Unis, et un axe majeur du Nouveau modèle de développement des provinces du Sud, visant à désenclaver la région, renforcer sa connectivité et soutenir l'Initiative Royale pour l'accès des pays du Sahel à l'Atlantique.
Dans un contexte historique lié à la souveraineté territoriale, des télégrammes d'Hubert Lyautey de septembre 1916, conservés aux archives de Vincennes, éclairent la situation dans le Sud marocain. Ces documents, expédiés de Marrakech et Rabat, décrivent la région comme le « Sud du Maroc » et réfèrent à Ahmed al-Hiba, un chef rebelle soutenu par l'Espagne et l'Allemagne, comme un « dissident intérieur » cherchant le trône chérifien, et non la création d'un État sahraoui distinct. La présence des structures du Makhzen, incluant le Sultan, le Pacha de Tiznit, les grands Caïds et les tribus soumises, est fréquemment mentionnée, réaffirmant l'allégeance de ces territoires au Royaume. La Cour internationale de Justice avait d'ailleurs reconnu en 1975 l'existence de liens juridiques d'allégeance entre le Sultan du Maroc et les tribus du Sahara occidental au moment de la colonisation espagnole, bien que ces liens ne répondaient pas aux critères des nations du 20e siècle. La ligne du 27°40, marquant la limite coloniale, ne correspondait pas à une frontière entre le Maroc et une souveraineté sahraouie préexistante, mais était une délimitation décidée par les puissances coloniales françaises et espagnoles.
Sur la scène politique nationale, les préparatifs des élections législatives du 23 septembre 2026 s'intensifient, avec des dynamiques partisanes marquées par des repositionnements. L'Union Constitutionnelle (UC) est confrontée à une vague de démissions de ses cadres et notables territoriaux, notamment au profit du Mouvement Populaire (MP) et du Parti Authenticité et Modernité (PAM). Mohamed Zmouri et Abdelaziz El Ouadki ont rejoint le MP, tandis que Mohamed Amghar s'est tourné vers le PAM, affaiblissant l'ancrage territorial de l'UC, notamment dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, en raison de dissensions internes et d'un gel organisationnel reproché à la direction de Mohamed Joudar. Parallèlement, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), a vivement critiqué le PAM, le qualifiant de « parti de la corruption et des intérêts », notamment après l'adhésion de Fouzi Lekjaa à son bureau politique. Benkirane a appelé à une participation massive aux élections pour contrer ce qu'il perçoit comme des pratiques corrompues et des rentes, tout en affirmant le rôle central du PJD dans le débat politique. De son côté, l'Alliance de la gauche, regroupant la Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le Parti socialiste unifié (PSU), a dévoilé une partie de ses têtes de liste à travers le Maroc. Parmi les candidats annoncés figurent Nabila Mounib pour Anfa et Mohamed Aouni pour Rabat-Chellah, représentant une diversité de profils et de régions, avec une attention particulière portée à la présence des femmes et des jeunes dans les listes.
Enfin, une vague de chaleur est prévue de dimanche à mardi dans plusieurs provinces marocaines. Les températures devraient atteindre entre 44 et 47°C à Zagora, Tata et Assa-Zag. D'autres régions, incluant Settat, El Kelaa Des Sraghna, et Meknès, connaîtront des températures variant entre 42 et 44°C, tandis que Kénitra et Larache verront des maximales entre 39 et 42°C lundi.