Le Maroc affiche une croissance solide du tourisme et réduit son déficit budgétaire.

L'économie marocaine a enregistré une performance notable au premier semestre 2026, avec une dynamique particulièrement forte dans le secteur du tourisme et une amélioration significative des finances publiques. À fin juin 2026, le Maroc a accueilli près de 9,4 millions de touristes, marquant une augmentation de 6% par rapport à l'année précédente. Les recettes voyages ont atteint environ 53,8 milliards de dirhams à fin mai 2026, progressant de 14,6%. La valeur ajoutée du secteur touristique a crû de 8,1% au premier trimestre. Cette croissance est portée par les marchés émetteurs clés comme la France (+9%), l'Allemagne (+14%), et la Pologne (+32%), ainsi que par des destinations comme Ouarzazate (+24%), Rabat (+18%), et Marrakech (+10%). Parallèlement, le déficit budgétaire s'est réduit de 22,3%, s'établissant à 24 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 30,8 milliards un an auparavant, grâce à une hausse des recettes globales de 15,4% à 225,2 milliards de dirhams, incluant une augmentation des recettes fiscales de 11,8% et non fiscales de 55,3%. Les dépenses d'investissement ont également progressé de 20,2%, atteignant 59,8 milliards de dirhams. Les besoins de financement se sont contractés à 23,6 milliards de dirhams.

Dans le domaine agricole, l'Office régional de mise en valeur agricole des Doukkala a tenu son conseil d'administration à El Jadida, sous la présidence du ministre Ahmed El Bouari. Mohamed El Yacoubi a été installé en tant que nouveau directeur. La région a fait des progrès substantiels en matière d'irrigation, avec plus de 71 000 hectares équipés en irrigation localisée individuelle, atteignant 97% de l'objectif de 2030. Les aménagements externes pour la reconversion collective couvrent 34 200 hectares, soit 87% de l'objectif. Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie de développement durable. En outre, le Programme d'appui à l'agriculture solidaire inclusive des femmes et des jeunes (PAASIFEJ), doté de 216,3 millions d'euros dont 46% financés par la Banque africaine de développement, a été lancé. Il couvre sept régions et vise la résilience agricole, la création d'emplois, l'inclusion des femmes et des jeunes, et l'émergence d'une classe moyenne rurale. Ce programme est perçu comme un modèle innovant pour le continent africain.

Sur les marchés financiers et des changes, l'Office des Changes a contrôlé plus de 72,3 milliards de dirhams de transactions en 2025, entraînant la transmission de 172 dossiers pour infractions. Les personnes morales représentaient 79% des dossiers, avec 58% concernant les banques et opérateurs de change. Le dirham a connu une appréciation de 0,13% face au dollar entre le 13 et le 17 juillet 2026, se situant à 9,33, influencé par l'effet panier et un allégement des conditions de liquidité. Cependant, entre le 16 et le 22 juillet, il s'est déprécié de 0,4% face à l'euro et de 0,5% vis-à-vis du dollar. Les avoirs officiels de réserve ont atteint 496,8 milliards de dirhams au 17 juillet, en hausse de 22,6% sur un an. La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 20 au 24 juillet dans le vert, avec le MASI progressant de 0,93% à 17 743,11 points. Les secteurs de l'électricité et de la sylviculture ont enregistré les meilleures performances.

Concernant la production d'énergie, le Maroc a enregistré une légère hausse de 0,4% de sa production nationale d'énergie électrique au cours des cinq premiers mois de 2026. La consommation, elle, a progressé de 8,7%. La production d'énergies renouvelables relevant de la loi 13-09 a particulièrement contribué à cette évolution avec une augmentation de 15,8%. Sur le plan de l'innovation, Abderrahim Lachgar, entrepreneur en biotechnologies, souligne le potentiel du Maroc en matière de talents et plaide pour un cadre réglementaire agile et des instruments de financement nationaux pour soutenir les startups, notamment celles de la diaspora. Une étude récente de Scientific Reports révèle que les Marocains reconnaissent le rôle de l'impôt dans le développement collectif (27,27% des réponses), mais expriment une forte perception d'« injustice fiscale » (25,64%). Les jeunes adultes montrent la confiance la plus faible envers l'administration fiscale, et les femmes ressentent une frustration émotionnelle plus marquée face aux contraintes fiscales.

En matière de régulation de l'information, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a annoncé l'introduction de nouvelles dispositions dans le projet de Code pénal pour incriminer la publication et la diffusion de fausses nouvelles en ligne, avec des peines aggravées en cas de trouble à l'ordre public ou de panique. Le Maroc, signataire de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité et ayant participé aux négociations d'une convention mondiale à Hanoï en 2025, vise à renforcer son arsenal juridique face à la criminalité numérique. Enfin, l'Espagne a remporté la Coupe du monde 2026, mais les États-Unis en ont été les principaux bénéficiaires financiers, avec une activité économique estimée à 20 milliards de dollars sur leur sol. L'impact a été notable dans l'hôtellerie et la restauration de certaines villes hôtes, ainsi que sur les audiences télévisuelles record, mais l'effet sur l'emploi et l'homogénéité des retombées restent nuancés.

Le Maroc continue d'afficher une résilience et une ambition économique claires, soutenues par des réformes internes et une stratégie de développement à long terme.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 17 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (17)