Le Pérou s'apprête à marquer un tournant historique dans sa politique étrangère en soutenant la souveraineté du Maroc sur le Sahara et le plan d'autonomie. La présidente élue, Keiko Fujimori, a annoncé cette position après une rencontre avec l'ambassadeur du Maroc, Amine Chaoudri, affirmant que son gouvernement soutiendra la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette décision rompt avec quatre décennies de revirements diplomatiques péruviens et couronne les efforts du Maroc en Amérique latine, où plusieurs pays ont déjà pris leurs distances avec l'entité séparatiste. Parallèlement, la coopération entre la France et le Maroc se renforce, avec l'annonce par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, du lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour le projet d’interconnexion électrique « Pont de la Méditerranée ». Ce projet vise à acheminer directement l’électricité verte du nord du Maroc vers les marchés français et européens, consolidant ainsi la souveraineté énergétique des deux pays et leur intégration économique. Monsieur Lecornu a également salué la qualité de la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme, le narcotrafic et les migrations irrégulières, et a réitéré la volonté de conclure un accord sécuritaire global. Les deux pays envisagent l'élaboration d'un traité bilatéral, le premier que la France signerait avec un pays hors de l'Union européenne, pour organiser leur avenir commun.
Le Maroc consolide également ses partenariats stratégiques mondiaux, notamment avec la Chine et la Banque mondiale. À l’occasion du 105e anniversaire du Parti communiste chinois et du 10e anniversaire du partenariat stratégique sino-marocain, l’ambassadrice de Chine, Yu Jinsong, a réaffirmé la volonté de Pékin de renforcer la coopération basée sur le respect mutuel, la souveraineté et la non-ingérence. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont dépassé 10 milliards de dollars en 2025, et des projets comme Tanger Tech ont déjà attiré des investissements importants. Dans le même élan, le groupe Banque mondiale et le Maroc ont inauguré un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPP/CPF) pour la période 2026-2035, mettant l'accent sur la création d'emplois et la transition vers une croissance portée par le secteur privé. Ahmadou Moustapha Ndiaye de la Banque mondiale a souligné l'alignement de ce partenariat sur le Nouveau modèle de développement du Maroc, visant à doubler le PIB par habitant d'ici 2035 et à renforcer la compétitivité, la cohésion territoriale et le capital humain. La Société financière internationale (IFC) mobilisera des capitaux privés et accompagnera les entreprises dans des secteurs clés comme les infrastructures, l'énergie et l'agriculture. Sur la scène nationale, Mohamed Chaouki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a présenté sa vision du Maroc de demain à l'approche des élections législatives de 2026. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité et la souveraineté industrielle du Royaume, en exploitant le potentiel de l'intelligence artificielle et de l'hydrogène vert. Pour lui, ces chantiers, combinés aux investissements liés au Mondial 2030, qui ne doit pas être réduit à un simple événement sportif mais vu comme un accélérateur de développement pour les infrastructures et le tourisme, sont essentiels pour changer d'échelle économique. Il a également défendu le bilan du quinquennat sortant, notamment la généralisation de la protection sociale et les aides sociales directes, tout en reconnaissant les préoccupations concernant le pouvoir d'achat.
La scène politique nationale se prépare activement pour les élections législatives du 23 septembre 2026. Le ministère de l’Intérieur a dévoilé un important dispositif logistique, incluant la mobilisation de 350.000 personnes pour encadrer 40.700 bureaux de vote et l'utilisation de 32.000 smartphones pour la transmission rapide des résultats. La Commission centrale de suivi des élections, composée du ministre de l’Intérieur et du président du ministère public, veillera à l’intégrité du scrutin. En parallèle, une compétition intense se déroule dans les régions du Sahara, où le Parti Authenticité et Modernité (PAM) et l’Istiqlal se livrent un duel pour renforcer leurs positions en vue des élections. Des transhumances politiques sont observées, notamment avec le ralliement de la famille Joumani au PAM à Laâyoune et l'adhésion de Yenja El Khattat à Dakhla, impactant l'influence traditionnelle de l'Istiqlal. Sur le plan de la gouvernance judiciaire, les six associations professionnelles de magistrats ont signé une charte éthique au siège du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) pour encadrer leur rôle lors des élections des représentants des magistrats au CSPJ le 17 octobre 2026. Cette charte promeut l'intégrité, l'impartialité et la transparence, engageant les associations à ne pas soutenir de candidats. Le ministère public et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) ont également conclu un protocole d'accord pour la digitalisation des notifications liées aux actes notariés, visant à améliorer la fluidité et la sécurité des procédures. Enfin, le Maroc s'affirme sur la scène du contentieux international des brevets. Le tribunal de commerce de Casablanca a notamment interdit la vente de smartphones de marques Tecno et itel (Transsion) pour violation de brevets détenus par Ericsson, démontrant la capacité de la justice marocaine à gérer des litiges technologiques complexes et envoyant un signal positif pour la protection des actifs immatériels et le climat des affaires.
En matière de défense commerciale, le Maroc a activé ses boucliers en imposant un droit antidumping définitif sur les tôles d’acier laminées à froid originaires d’Égypte, avec des taux allant de 60,40% à 84,39% pour une durée de cinq ans. Cette mesure, publiée au Bulletin officiel du 2 juillet 2026, vise à protéger l'industrie nationale contre des importations jugées déloyales. Par ailleurs, la mesure de sauvegarde sur les panneaux de fibres de bois revêtus a été ajustée et prolongée, dans le respect des règles de l'Organisation mondiale du commerce. Ces actions s'inscrivent dans un contexte de détérioration du déficit commercial. Concernant l'adaptation au changement climatique, le projet régional UrbA-Clima entre dans une nouvelle phase au Maroc. Dix communes partenaires seront accompagnées dans l’élaboration de leurs plans d’adaptation, et sept d’entre elles bénéficieront d’un appui pour transformer leurs priorités en projets finançables. Ce programme, mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec la Direction générale des collectivités territoriales, vise à renforcer la résilience des villes face à des phénomènes climatiques intensifiés, tels que la pénurie d’eau et les inondations. L'objectif est de les aider à mobiliser des financements nationaux et internationaux pour des initiatives concrètes avant février 2027.
Sur le plan de l'image nationale, la tentative du consortium Forbidden Stories et de ses relais médiatiques de relancer l'affaire "Pegasus" en accusant le Maroc d'espionnage a été qualifiée de "spin-off médiatique devenu un bide industriel monumental". Une analyse critique des publications a révélé des réserves importantes de la part des enquêteurs, souvent omises dans les titres, et une dépendance à des sources non vérifiées ou à des interprétations spéculatives. Les articles soulignent une méthodologie consistant à présenter des affirmations catégoriques suivies de précautions qui en réduisent la portée, tout en utilisant le refus des autorités marocaines de répondre comme une accusation supplémentaire. Cette approche est perçue comme une tentative de maintenir un récit accusatoire sans preuves solides. Enfin, pour les citoyens inscrits sur les listes d'attente du Hajj 1448 H, le ministère des Habous et des Affaires islamiques a annoncé la deuxième phase de paiement des frais, qui s'étendra du lundi 3 au mardi 11 août 2026. Le montant provisoire est fixé à 65.000 dirhams pour l'organisation officielle, avec obligation d'obtenir un certificat d'aptitude physique et mentale.