La cybersécurité et l'innovation numérique au cœur des préoccupations économiques du Maroc.

Psychiatrie : les ruptures de médicaments mettent les hôpitaux sous tension

Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Autorité Nationale de Renseignement Financier (ANRF) ont organisé un atelier à Rabat pour sensibiliser aux escroqueries financières de type "phishing" et renforcer les mécanismes de prévention. Jawhar Nfissi, président de l’ANRF, a souligné la recrudescence de ces fraudes, devenues plus sophistiquées avec la digitalisation des services financiers, ciblant directement les utilisateurs pour obtenir des informations confidentielles. Nabil Badr, directeur de la Supervision bancaire à BAM, a rappelé les mesures prises par la banque centrale, notamment la publication de guides de bonnes pratiques en juillet 2024 contre le phishing et en juillet 2026 sur les "comptes rebonds". Un comité dédié à la lutte contre les escroqueries financières, coordonné par l’ANRF et réunissant diverses autorités, a été institué en février 2025. Diogo Lencastre de la Banque du Portugal a insisté sur le caractère mondial de la fraude numérique et la nécessité d’une coopération renforcée. La lutte contre ces pratiques est cruciale pour l’intégrité du système financier et la sécurité des flux. En parallèle, l’Association des utilisateurs des systèmes d’information au Maroc (AUSIM) a publié son AUSIMètre 2026, révélant une progression de la maturité cyber des organisations marocaines, l’indice global passant de 49% à 56%. Cependant, des disparités importantes persistent, notamment un déficit de talents spécialisés (score de 41) et une faible adoption de l’IA par les entreprises (39 sur 100). Mohamed Saad, président de l’AUSIM, a alerté sur la pénurie de talents et la dépendance au cloud, appelant à une gouvernance de l'IA, un partage d'informations, et des stratégies de réversibilité. Les grandes entreprises allouent désormais 56% d'entre elles plus de 5% de leur budget IT à la cybersécurité, tandis que les PME restent en difficulté.

Sur le marché monétaire, le déficit de liquidité bancaire s’est allégé de 1,74% pour atteindre 149,6 milliards de dirhams (MMDH) entre le 9 et le 15 juillet 2026. Cette évolution s’explique par un recul des avances à 7 jours de Bank Al-Maghrib (BAM) à 37,6 MMDH, tandis que les placements du Trésor ont augmenté pour atteindre un encours quotidien maximal de 31,6 MMDH. Le taux moyen pondéré (TMP) est resté stable à 2,25%. Le dirham s’est légèrement apprécié de 0,3% face au dollar américain et de 0,2% face à l’euro durant la même période, avec des avoirs officiels de réserve à 495,5 MMDH au 10 juillet. Par ailleurs, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) a cédé 1.815.738 actions CIH Bank sur le marché de blocs le 14 juillet 2026, au prix unitaire de 354 dirhams, ce qui a fait passer sa participation directe sous le seuil de 5%. La CDG ne détient plus directement d’actions CIH Bank, mais conserve 55,15% du capital via sa filiale Massira Capital Management, et prévoit de cesser ses ventes sur le titre dans les six prochains mois, tout en maintenant sa présence au conseil d’administration. De son côté, CDG Capital a été désignée "Africa’s Best Investment Bank for Project & Infrastructure Financing" par Euromoney pour avoir mobilisé plus de 23 MMDH de financements en trois ans dans des secteurs stratégiques. La Fondation CDG a également récompensé six projets d’innovation sociale numérique dans le cadre de son programme DIGIT@CTION, visant l’inclusion sociale, le handicap, la santé et les droits des femmes. Enfin, le ministère public et la CDG ont signé un protocole d’accord pour numériser les notifications relatives aux actes notariés, dans le but de fluidifier les procédures et renforcer la sécurité juridique.

Le Maroc se positionne à la 19e place du Global Outsourcing AI Readiness Index d'Ataraxis, évaluant sa préparation à l'intelligence artificielle dans l'externalisation de services. Ce classement, avec un score global de 43,35 sur 100, révèle des défis majeurs, notamment un déficit de talents en IA et une intégration limitée de l'IA dans les opérations des entreprises d'outsourcing. En réponse, le ministère de la Transition numérique et Capgemini Maroc ont signé un mémorandum d'entente pour renforcer les compétences en IA dans les secteurs public et académique, et développer des cas d’usage concrets. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie Maroc Digital 2030 et la Feuille de route AI Made in Morocco. En outre, le Parc Fès-Shore a lancé deux appels à manifestation d’intérêt, l'un offrant une subvention d’installation pouvant atteindre 2 millions de dirhams pour les entreprises s'y implantant, et l'autre une prime de 6 000 DH par emploi créé et maintenu pendant 24 mois. La région Fès-Meknès, avec Fès-Shore qui emploie déjà plus de 4 000 personnes, cherche à attirer davantage d'investissements dans l'offshoring et le digital. Malgré ces initiatives, le Maroc peine à capter le boom régional des startups, n'ayant attiré que 29,8 millions de dollars sur les 1,7 milliard de dollars levés dans la région MENA au premier semestre 2026, avec seulement 8 transactions.

Le tourisme au Maroc affiche une bonne dynamique, particulièrement à Dakhla, où les nuitées touristiques ont augmenté de 30% à fin avril dernier par rapport à 2025, atteignant 170 000 nuitées et un taux d'occupation de 63%. Au niveau national, les nuitées ont progressé de 9% pour atteindre plus de 14 millions. L'aéroport Nador-El Aroui a également enregistré une hausse de 6,99% du trafic passagers à fin mai, accueillant 449 588 voyageurs, principalement sur les vols internationaux (+8,05%). En matière d'infrastructures, l'Office National des Chemins de fer (ONCF) investit 3,71 millions de dirhams pour renforcer la sécurité incendie à la gare de Ras Rmel à Tanger Med. L'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) a lancé une nouvelle phase de son programme de parcs éco-industriels au Maroc, ciblant cinq sites pilotes (Sélouane, Atlantic Free Zone, Aïn Johra, Jorf Lasfar, Tassila) pour promouvoir l'efficacité des ressources et les synergies industrielles. Dans le secteur des engrais, OCP Nutricrops et Koch Ag & Energy Solutions ont signé un accord pour créer une nouvelle joint-venture opérationnelle à parts égales, suite à l'investissement de Koch dans Jorf Fertilizers Company I (JFC I). Cette collaboration augmentera leur capacité de production annuelle combinée à environ 2,5 millions de tonnes d'engrais phosphatés, visant notamment le marché nord-américain. Concernant l'énergie, le Maroc maintient sa position de troisième puissance africaine en énergies renouvelables, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte, avec une production électrique renouvelable atteignant 11,5 TWh en 2025. La puissance solaire installée dépasse 1 086 MW, et le parc éolien atteint 2 452 MW. Cependant, la dépendance aux hydrocarbures reste élevée, représentant environ 96% de l'approvisionnement énergétique national.

Des défis persistent dans le secteur agricole, le Maroc ayant multiplié par huit ses importations d’oignons frais entre juillet 2025 et avril 2026, atteignant un record historique de 21 600 tonnes, en raison de conditions météorologiques défavorables et de problèmes de stockage. Les Pays-Bas et l'Espagne ont été les principaux fournisseurs. Le secteur de la santé est confronté à des pénuries chroniques de médicaments essentiels, touchant notamment l’oncologie et la psychiatrie. Des patients souffrent de l’indisponibilité de traitements spécifiques, comme le Teralithe ou la Clozapine. Abdelmajid Belaïche a expliqué que ces pénuries sont un phénomène mondial aggravé par la concentration de production de principes actifs en Asie et un système de fixation des prix au Maroc qui n'a pas tenu compte de la hausse des coûts de production. L'AMMPS développe une stratégie proactive de surveillance du marché et d’élaboration d’une liste nationale des médicaments essentiels pour anticiper et gérer ces tensions. Dans un autre registre, Auto Hall a lancé une augmentation de capital de 250 MDH pour renforcer ses fonds propres et soutenir sa croissance, avec une période de souscription du 27 juillet au 17 août 2026. Au niveau international, les marchés mondiaux des semi-conducteurs ont vacillé face aux craintes sur la valorisation du secteur et la rentabilité des investissements dans l’IA, avec des baisses notables à Wall Street et en Asie, malgré les bons résultats de TSMC. Les cours du pétrole se sont stabilisés, le Brent à 84,23 dollars et le WTI à 78,95 dollars, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient et d'incertitudes sur les approvisionnements via le détroit d'Ormuz. Enfin, l'inflation annuelle dans la zone euro a ralenti à 2,8% en juin, mais les services demeurent le principal moteur de la hausse des prix.

Le Maroc continue d'adapter son cadre économique et réglementaire pour stimuler la croissance, attirer les investissements et relever les défis de la digitalisation et de la cybersécurité, tout en gérant les pressions mondiales.

Cet article a été généré par intelligence artificielle à partir de 41 articles de la presse marocaine cités ci-dessous.

Sources (41)