Le Maroc renforce ses infrastructures économiques et réglementaires à travers plusieurs initiatives de modernisation. Sur le plan législatif, la Chambre des conseillers a adopté à l'unanimité le projet de loi n° 01.24 révisant le cadre des experts judiciaires, tandis que le patrimoine foncier de l'État a dépassé 13,7 millions d'hectares pour soutenir l'investissement national. De plus, le gouvernement prépare un nouveau cadre réglementaire pour encadrer le commerce électronique, dont le chiffre d'affaires atteint désormais 30 milliards de dirhams, et prévoit d'accueillir en juillet 2026 un forum panafricain consacré à la modernisation des administrations publiques.
Dans le domaine du tourisme et du développement privé, le pays enregistre des indicateurs encourageants avec près de 6 millions de visiteurs internationaux accueillis à fin avril 2026. Cette dynamique est soutenue par des investissements d'envergure, à l'image du groupe hôtelier égyptien Pickalbatros qui a obtenu un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour développer quatre projets à Casablanca et Marrakech. En parallèle, l'innovation technologique progresse avec l'ouverture à Merzouga de la première édition du Rally IA Future Lab, visant à promouvoir l'intelligence artificielle auprès de la jeunesse marocaine.
Cependant, plusieurs secteurs doivent surmonter des difficultés structurelles et conjoncturelles. La filière avicole nationale subit ainsi des ventes à perte causées par une surproduction et une baisse saisonnière de la demande après l'Aïd al-Adha. Sur le marché international, alors que le Chili lance une offensive commerciale pour exporter ses fruits vers le Royaume et que l'Espagne déplore la fermeture du marché marocain à ses bovins pour des raisons sanitaires, la compagnie Royal Air Maroc réaffirme son ambition de devenir le fer de lance de l'interconnectivité aérienne africaine lors de l'AFCAC Expo 2026.