L'économie marocaine présente un tableau contrasté avec une confiance des ménages en recul au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, bien qu'en amélioration sur un an. Cette perception négative concerne notamment le niveau de vie, le chômage et la cherté des produits alimentaires. Les prix des carburants devraient également augmenter, impactant le budget des ménages, tandis que sur le marché de gros de Casablanca, les viandes rouges restent chères malgré une baisse des légumes.
Cependant, plusieurs secteurs affichent un dynamisme notable. Le trafic aérien national a enregistré une hausse de 8,83% au premier semestre 2026, avec près de 19 millions de passagers. L'industrie automobile voit ses ventes de véhicules électrifiés exploser, les marques chinoises gagnant du terrain, et Stellantis a lancé deux nouveaux modèles Fiat produits à Kénitra, soulignant la montée en puissance de la production locale. Les provinces du Sud se positionnent comme un pôle d'investissement stratégique pour l'Afrique de l'Ouest, avec des projets d'infrastructures majeurs. De plus, trois ans après le séisme d'Al Haouz, la région montre des signes de relance économique durable, notamment grâce au tourisme et à l'artisanat.
Dans le secteur financier, la Banque africaine de développement et le Forum africain des fonds souverains renforcent leur partenariat pour financer les infrastructures africaines. Le marché financier marocain est pénalisé par des obstacles persistants, le maintenant dans la catégorie des "Marchés frontières" selon MSCI. Parallèlement, le Trésor estime ses besoins de financement à 6 milliards de dirhams pour juillet. Bank Of Africa déploie des services temporaires pour les MRE, et Saham Bank a renforcé son conseil de surveillance, suite à de solides performances.