Plusieurs réformes majeures transforment les cadres légaux et sociaux du Royaume. La Cour constitutionnelle a validé globalement la loi relative à l'organisation de la profession des Adouls, tout en censurant certains articles spécifiques concernant l'accueil des personnes en situation de handicap et les témoins du "lafif". Sur le plan social, le groupe parlementaire du PJD a déposé une proposition de loi visant à porter la durée du congé maternité jusqu'à 24 semaines et à instaurer un congé paternité rémunéré de 15 jours. Par ailleurs, la Chambre des conseillers a adopté à l'unanimité le projet de loi encadrant le temps de travail des agents de sécurité privée, prévoyant une transition de neuf mois pour la mise en conformité des contrats.
En matière d'infrastructures régionales et de santé publique, le ministère de la Santé a lancé le concours architectural pour la reconstruction de l'Hôpital Hassan II d'Agadir, un projet de 725 millions de dirhams doté d'une capacité de 450 lits. À Fès, les autorités ouvrent douze monuments historiques restaurés aux investisseurs pour en assurer la gestion durable, tandis que le Conseil régional de Fès-Meknès débloque 600 millions de dirhams pour le Grand Stade de Meknès en vue des préparatifs du Mondial.
Sur le plan de l'innovation et de l'inclusion financière, le ministère de la Transition numérique lance l'initiative nationale "Rally IA Future Lab" à Merzouga pour encourager la souveraineté technologique. Enfin, le gouvernement élabore un mécanisme d'aide pour soutenir les petits commerçants dans l'équipement en terminaux de paiement électronique, limitant les frais d'interchange à 0,65 % afin de réduire l'usage de l'argent liquide.