Le Maroc renforce ses infrastructures de base et consolide sa relance économique. Un financement de 500 millions d'euros a été formalisé avec la Banque européenne d'investissement et l'Union européenne pour la seconde phase du programme de reconstruction d'Al Haouz, prévue entre 2026 et 2030. De son côté, le ministère de la Transition énergétique fait état d'une accélération notable des énergies renouvelables avec près de 3 gigawatts d'autorisations accordés en trois mois cette année. En parallèle, un projet de loi visant à restructurer le secteur du gaz naturel prévoit l'introduction d'une centrale d'achat coordonnée par l'ONEE et la mise en place d'un gestionnaire de réseau de transport.
Sur le plan douanier et fiscal, l'Administration des douanes annonce de nouvelles mesures de facilitation pour l'opération Marhaba 2026, élevant le plafond de la franchise douanière pour les retours définitifs à 40 000 dirhams et instaurant une cellule de conseil pour les investisseurs de la diaspora. Dans le domaine numérique, l'activation d'une plateforme de collecte de la TVA sur les services digitaux transfrontaliers intègre désormais des acteurs internationaux comme Netflix ou Spotify. De plus, une convention tripartite a été conclue pour dispenser une formation en éducation financière aux détenus en fin de peine, afin de faciliter leur réinsertion post-libération.
Enfin, l'attractivité industrielle du Royaume s'illustre par l'afflux d'investissements asiatiques dans l'écosystème des batteries électriques à Kénitra et Tanger, sous le contrôle strict du respect des règles d'origine locales. L'innovation se matérialise aussi à travers l'essor de la startup Cuimar, spécialisée dans la valorisation du cuir marin. Néanmoins, l'impact de la volatilité des prix énergétiques sur les investissements privés reste un point d'attention majeur pour préserver la dynamique de l'emploi dans les branches de la construction, du transport et de la manufacture.