L'économie marocaine affiche des évolutions contrastées en cette période. Les importations de céréales ont franchi le cap des 11 millions de tonnes entre juin 2025 et mai 2026, tandis que les ventes de ciment enregistrent une baisse de 5,3% à fin mai. Par ailleurs, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) s'établit à 11,65 milliards de dirhams à fin avril 2026, affichant un repli de 10,1% sur un an. Du côté de la consommation, l'État a ajusté les marges de distribution du gaz butane de manière rétroactive au 1er mars 2026, sans impact haussier pour le consommateur final, tout en instaurant un cumul transitoire d'un an entre l'aide sociale directe et le salaire pour encourager l'emploi.
Les secteurs du transport, de l'éducation et du tourisme se démarquent par des dynamiques positives. Le tourisme national enregistre ainsi 7,7 millions d'arrivées à fin mai 2026, soutenu par le lancement de nouvelles liaisons aériennes comme le vol direct d'Air Transat reliant Agadir à Montréal. Durant la période de l'Aïd Al Adha, l'ONCF a assuré le déplacement de près de 2 millions de voyageurs. Enfin, sur le plan de la formation et de l'innovation, l'UPF de Fès s'associe à l'IAE Paris-Sorbonne pour un double diplôme en finance, tandis que TAQA Morocco mobilise les start-ups et chercheurs autour de solutions de gestion durable de l'eau en milieu rural.