Le secteur financier marocain affiche une résilience et une croissance notables. Bank Al-Maghrib rapporte une progression des avoirs officiels de réserve, atteignant 495,8 milliards de dirhams, et une augmentation du parc bancaire à 39,8 millions de comptes fin 2025. Le marché des capitaux a mobilisé plus de 41,68 milliards de dirhams à fin mai 2026, tandis que le secteur des assurances a enregistré une croissance de 7,5% de son chiffre d'affaires et une hausse de 21,4% de son résultat net en 2025, confirmant sa résilience face aux stress tests. La fusion entre Sanlam Maroc et Allianz Maroc a créé Sanlam Allianz, un acteur majeur avec 14% de parts de marché et un leadership dans la non-vie.
Le Maroc renforce son attractivité industrielle, notamment dans les véhicules électriques, comme le souligne la CNUCED, grâce à une stratégie industrielle de longue date incluant un projet de gigafactory de batteries. L'Université Ibn Zohr développe son offre d'ingénierie avec de nouvelles Écoles nationales des technologies avancées à Laâyoune et Dakhla. Cependant, certains secteurs font face à des défis : les exportations de fraises ont chuté de moitié en 2025-2026 en raison de la guerre des prix, de la rareté de l'eau et des aléas climatiques. Par ailleurs, la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc s'oppose à la réforme sur la fixation des prix des médicaments, réclamant davantage de concertation.
En matière de commerce international et d'infrastructures, la liaison maritime de Gibraltar avec le Maroc a été supprimée suite à de nouveaux accords frontaliers avec l'Espagne. Parallèlement, Horizon Tangiers Terminals consolide le rôle du Maroc comme hub énergétique régional, et un nouveau projet de centrale hydraulique de 362 MW est lancé à Séfrou pour renforcer le stockage d'énergie. Sur le plan social, le gouvernement espagnol et marocain met en œuvre de nouvelles mesures pour mieux accompagner les travailleuses agricoles marocaines en Espagne.