L'économie marocaine affiche des signaux de transition et d'adaptation conjoncturelle. L'inflation pour le mois de mai 2026 s'est repliée de 0,9% sur un mois, ramenant la hausse annuelle à 1,2%, un ralentissement principalement porté par la baisse des prix alimentaires. Face à cette dynamique et malgré le retour du risque énergétique, Bank Al-Maghrib s'oriente vers un maintien de son taux directeur à 2,25%, portée par des prévisions de croissance revues à la hausse à 5,7% pour l'année en cours.
Sur le plan industriel et des infrastructures, d'importants chantiers se concrétisent. L'Office national des chemins de fer (ONCF) a noué des partenariats stratégiques avec les entreprises coréennes Hyundai Rotem et KORAIL pour la maintenance et la gestion de son futur parc de 440 trains électriques. Par ailleurs, la Chambre des représentants a validé la transformation de l'Agence Nationale des Ports en société anonyme, tandis que l'Agence internationale de l'énergie a mis en avant le leadership marocain en Afrique sur l'hydrogène vert, caractérisé par le coût de production le plus bas du continent à 3,2 dollars le kilogramme.
Enfin, le marché de l'immobilier montre des signes d'essoufflement avec un repli annuel de 0,4% de l'indice des prix des actifs immobiliers au premier trimestre 2026 et une baisse de 9,3% des transactions. En parallèle, les exportations de légumes frais ont dépassé les 2 milliards de dollars en 2025, illustrant la valorisation de l'offre maraîchère nationale à l'international.