Le Maroc a conclu sa session législative 2021-2026, marquée par l'adoption de 237 projets de loi et un consensus national sur les grandes questions. Des réformes majeures ont été engagées, notamment la transformation du Haut-Commissariat au Plan (HCP) en une instance indépendante et le renforcement du Système statistique national, basé sur l'exploitation des données administratives. En parallèle, la sécurité urbaine de Rabat a été modernisée avec un centre de commandement intelligent intégrant plus de 1 400 caméras, améliorant la gestion des urgences et du trafic. Sur le plan international, le partenariat stratégique avec les États-Unis se consolide avec la création d'un centre conjoint de formation militaire à Tan-Tan d'ici 2030, tandis que les relations avec la France s'orientent vers un cadre de coopération plus innovant. En prévision des élections législatives de 2026, le ministère de l'Intérieur a présenté aux partis politiques les dispositifs organisationnels, incluant une plateforme électronique pour les candidatures et l'activation de commissions de suivi des élections. Ce contexte électoral soulève des questions sur la participation des ministres en fonction et fait écho aux appels de l'Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) pour des engagements concrets en faveur de l'égalité femmes-hommes dans les programmes politiques. Le pays modernise également ses services publics et infrastructures, avec un nouveau système d'alertes météo par SMS pour les risques naturels et une révision de la cartographie des zones inondables couvrant l'ensemble des communes. Le secteur des transports connaît des avancées significatives, incluant la relance de la flotte maritime nationale, la régulation des trottinettes électriques et l'expansion des projets de ligne à grande vitesse et aéroportuaires. Ces initiatives traduisent une volonté d'adaptation et de progrès, visant à consolider la résilience du Royaume et sa position sur la scène régionale et internationale.