La Bourse de Casablanca est entrée dans une phase de consolidation en 2026, après trois années de forte croissance. Le volume quotidien moyen sur le marché central a diminué de 22,47% au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025, s'établissant à 373,6 millions de dirhams. Malgré un MASI qui a montré des hausses durant les étés précédents, le marché aborde cette saison dans un contexte d'attentisme, avec des valorisations devenues plus attractives (PER 2026 estimé à 18,8x, contre 20,9x en janvier). Les tensions géopolitiques, notamment la fermeture du détroit d'Ormuz, ont provoqué une flambée des cours du pétrole et une anticipation de baisse sur les marchés boursiers européens. En matière de régulation financière, Bank Al-Maghrib a annoncé la réduction du plafond général des frais d'interchange monétique domestique de 0,65% à 0,50% hors taxes à compter du 1er octobre 2026, avec un plafond spécifique de 0,15% pour les services gouvernementaux électroniques et les commerçants de proximité. Cette mesure vise à favoriser l'adoption des paiements électroniques, sans que la commission d'acquisition ne puisse être répercutée sur le client. La Banque centrale a également signé une convention avec le ministère de l'Agriculture pour l'échange de données et d'expertises, renforçant les prévisions économiques sectorielles. Par ailleurs, le Groupe de la Banque mondiale a dévoilé un cadre de partenariat décennal avec le Maroc, dont l'un des axes est d'améliorer l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, contribuant ainsi à la compétitivité et à la création d'emplois. L'AMMC a actualisé le programme de billets de trésorerie d'Immorente Invest, maintenant un plafond d'émission de 300 millions de dirhams pour des maturités allant de 10 jours à 12 mois. Le secteur financier marocain s'adapte aux évolutions économiques mondiales tout en œuvrant à la modernisation de ses infrastructures de paiement et au soutien de l'économie locale.