L'économie marocaine maintient une trajectoire de croissance positive pour 2026, projetée à 5,7% par BMCE Capital Global Research, grâce à une reprise agricole solide, la demande intérieure et les investissements structurants. Des initiatives comme Al Moutmir de l'UM6P et la Fondation OCP stimulent les rendements agricoles et le développement durable, tandis que le Maroc ambitionne de devenir un hub régional des data centers et de l'IA. La Direction Générale des Impôts a également publié un guide actualisé sur les incitations fiscales du secteur des transports pour renforcer sa compétitivité. La digitalisation est un moteur clé, comme en témoigne l'ouverture du marché des paiements électroniques par carte, avec une réduction des frais d'interchange à 0,50% à partir d'octobre 2026, visant une meilleure inclusion financière. CIH Bank renforce ses fonds propres pour accompagner son plan stratégique "Impulse 2030", et le secteur de l'hôtellerie de luxe est mis en lumière par la distinction de La Mamounia. Cependant, le rapport de la DGI sur les auto-entrepreneurs révèle une faible proportion de déclarants actifs, entraînant des radiations et soulevant des questions sur la protection sociale associée. Des transitions sectorielles sont également observées, avec la reconversion de producteurs de tomates vers le poivron, et l'industrie du recyclage des plastiques qui appelle à une réglementation plus adaptée. Les projections démographiques du HCP indiquent un vieillissement significatif de la population d'ici 2060, posant des défis sociaux et économiques. En parallèle, le Maroc se positionne comme le premier marché africain pour les exportations turques et attire des investissements directs étrangers croissants, signe de confiance dans la stabilité économique du Royaume. Ces dynamiques illustrent un Maroc en pleine évolution, confronté à la nécessité d'adapter ses politiques aux réalités économiques et sociales émergentes.