Le système financier marocain a démontré sa solidité en 2025, selon le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS). Les banques ont consolidé leurs performances pour la troisième année consécutive, enregistrant un résultat net agrégé de 19,2 milliards de dirhams. Le secteur des assurances a également affiché une rentabilité historique, avec un résultat net de 5,3 milliards de dirhams et une forte augmentation des plus-values latentes. Les autorités financières ont par ailleurs renforcé leur coopération en signant une nouvelle convention d'échange de données. Plusieurs développements notables ont marqué les marchés et les services bancaires. West Med Container Terminal a obtenu un financement de 196,7 millions d'euros pour le Terminal Est de Nador West Med, tandis que la BAD a mobilisé 205 millions d'euros pour l'extension de la ligne à grande vitesse. Saham Bank a innové en lançant l'ouverture de compte 100% en ligne en cinq minutes. Sur le marché boursier de Casablanca, le MASI a connu une phase de consolidation, bien que certains titres comme CMT aient affiché une bonne performance. La gestion collective continue de progresser, avec des encours OPCVM atteignant 820,97 milliards de dirhams au 3 juillet. Bank Al-Maghrib a régulé les paiements électroniques en plafonnant les frais d'interchange à 0,15% pour les services e-Gov et le commerce de proximité, et à 0,50% pour les autres transactions. Malgré la résilience générale, la viabilité à long terme des régimes de retraite du secteur public reste une préoccupation majeure, nécessitant une réforme systémique. Le secteur financier marocain poursuit son développement, alliant stabilité réglementaire, innovation des services et adaptation aux défis structurels.