Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) a confirmé la solidité du système financier marocain en 2026, avec des banques enregistrant des résultats nets agrégés de 19,2 milliards de dirhams en 2025 et des ratios de solvabilité supérieurs aux exigences réglementaires. Les infrastructures des marchés financiers affichent également une forte résilience. Une nouvelle convention d'échange de données a été signée entre Bank Al-Maghrib, l'AMMC et l'ACAPS pour renforcer la surveillance de la stabilité financière. Sur les marchés, le MASI a connu une phase de consolidation au premier semestre 2026, reculant de 3,34%, tandis que le marché de la dette privée est resté dynamique avec 41 milliards de dirhams d'émissions. L'industrie des OPCVM poursuit son développement, avec un actif net global de 832,85 milliards de dirhams. Le taux de rémunération des comptes sur carnet a augmenté à 1,82% pour le second semestre 2026. Parallèlement, Saham Bank a lancé l'ouverture de compte 100% en ligne en 5 minutes, et le Crédit Agricole du Maroc s'est associé à Visa pour accélérer les paiements numériques et l'inclusion financière. Les avoirs officiels de réserve se sont établis à 495,8 milliards de dirhams fin juin. Bien que le Maroc conserve un profil relativement stable, les marchés mondiaux ont réagi aux tensions géopolitiques, avec une forte hausse des prix du pétrole suite aux déclarations sur le cessez-le-feu avec l'Iran. En outre, Bank of Africa et Maroc PME ont inauguré le "Pacte TPME", une offre globale pour soutenir la croissance et la compétitivité des très petites, petites et moyennes entreprises marocaines en combinant financement et accompagnement. Malgré les défis mondiaux, le secteur financier marocain démontre sa robustesse et son engagement envers l'innovation et le soutien de l'économie réelle.