Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) a confirmé la résilience du système financier marocain pour 2026, anticipant une croissance économique de 5,2% après 4,9% en 2025, avec une inflation maîtrisée à 1,5%. Les banques ont enregistré des bénéfices nets agrégés en hausse de 22,2% en 2025, atteignant 19,2 milliards de dirhams, et le secteur des assurances a vu son chiffre d'affaires augmenter de 7,5% pour s'établir à 63,2 milliards de dirhams. Les avoirs officiels de réserve ont progressé à près de 496 milliards de dirhams, couvrant plus de six mois d'importations à l'horizon 2027, bien que les régimes de retraite publics fassent face à des déséquilibres structurels persistants. De nouvelles initiatives visent à stimuler le développement des entreprises et la digitalisation. Bank of Africa et Maroc PME ont lancé le "Pacte TPME", une offre globale combinant financement, expertise et conseil pour les très petites, petites et moyennes entreprises, avec pour objectif d'accompagner 4 000 TPME d'ici 2030 et de créer 54 000 emplois. Parallèlement, Saham Bank a introduit l'ouverture de compte 100% en ligne en cinq minutes, tandis que le Crédit Agricole du Maroc et Visa ont noué un partenariat stratégique pour accélérer les paiements numériques. Sur le plan logistique, les travaux d'aménagement de la zone logistique de Fès ont démarré avec un investissement de 275 millions de dirhams, et le port de Casablanca a enregistré une hausse de 7% de son trafic global, atteignant 17 millions de tonnes au premier semestre 2026. Le commerce international voit de nouvelles règles d'origine entre le Maroc et le Royaume-Uni pour mieux intégrer les chaînes de valeur régionales, et CMA CGM a renforcé son offre maritime sur l'axe Maroc-Ibérie. Sur le marché des prix, la viande rouge à Casablanca a légèrement baissé mais reste élevée, tandis que les prix des légumes continuent de reculer. En revanche, les exportations de fraises fraîches ont atteint un niveau historiquement bas en raison de la concurrence égyptienne, du stress hydrique et des conditions climatiques. Au niveau mondial, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026 à 3%, partiellement compensées par le développement de l'IA, et l'Afrique subit la pression de la baisse de l'aide internationale. Ces développements dessinent un paysage économique marocain en pleine évolution, marqué par une solidité financière notable et des efforts soutenus vers la modernisation et l'intégration régionale, malgré des défis sectoriels et un contexte international complexe.