L'activité institutionnelle marocaine est rythmée par d'importants ajustements législatifs et organisationnels. La Commission de la justice de la Chambre des représentants a adopté en seconde lecture le projet de loi régissant la profession d'avocat, rétablissant la limite d'âge d'accès à 45 ans, tout en maintenant l'ouverture aux diplômés des facultés de charia, un texte qui continue de faire face à la contestation des barreaux. Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a validé des projets de loi visant à moderniser le système statistique national et à conférer une plus grande autonomie administrative et financière au Haut-commissariat au plan (HCP). Dans la perspective des prochaines élections législatives fixées au 23 septembre 2026, les forces politiques affûtent leurs programmes. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), sous la conduite de Mohamed Chaouki, a présenté sa feuille de route axée sur l'éducation et l'emploi, proposant notamment des déductions fiscales pour la scolarité et un objectif de réduction du chômage à 9%. De plus, une proposition de loi émanant de l'UGTM suggère de numériser la gestion du secteur de l'élevage via la création d'un Registre national du cheptel et d'une carte professionnelle d'éleveur. Sur le plan environnemental et des relations internationales, l'Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a fait le point sur la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », pour laquelle 580 millions d'euros ont été mobilisés auprès des partenaires internationaux. À l'échelle diplomatique, l'ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a souligné la solidité historique des relations avec Washington et l'impact de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur son Sahara, alors que le pays se prépare officiellement à revenir au fuseau horaire GMT le dimanche 20 septembre 2026. Ces initiatives coordonnées illustrent la transformation progressive des cadres de gouvernance du Royaume.